

1 Book
See allPour une première incursion dans le LitRPG, c’est un coup de maître. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant Dungeon Crawler Carl, mais j’ai été embarquée dès les premières pages. C’est drôle, inventif, complètement absurde et pourtant étonnamment cohérent. J’avais peur que le concept devienne répétitif, mais chaque étage du donjon apporte une nouvelle idée, un nouveau délire, un nouveau piège improbable. Impossible de s’ennuyer.
L’humour est omniprésent, parfois vulgaire, mais toujours au service du ton et jamais gratuit. C’est le genre de livre où on rit vraiment, pas juste intérieurement. L’auteur réussit à mélanger irrévérence, tension et imagination débridée avec une facilité déconcertante.
🐱 Princess Donut, reine incontestée du donjon On ne peut pas parler de ce roman sans évoquer Princess Donut. Cette chatte diva, capricieuse, brillante et délicieusement insupportable vole littéralement la vedette. Le duo qu’elle forme avec Carl fonctionne à merveille : leurs échanges sont drôles, touchants, et donnent au récit une dynamique unique. On s’attache à eux bien plus vite qu’on ne l’aurait cru.
🎮 Un LitRPG accessible et addictif Même sans être familière du genre, tout est limpide. Les mécaniques de jeu, les niveaux, les compétences… tout s’intègre naturellement dans la narration. On ne se sent jamais perdu, et au contraire, on se surprend à attendre les notifications de loot comme si on jouait nous-même.
🌀 Un univers absurde… mais étrangement crédible Le roman pousse le concept très loin : télé-réalité intergalactique, monstres grotesques, pièges délirants, règles farfelues… Et pourtant, on accepte tout sans sourciller. L’auteur a ce talent rare de rendre le n’importe quoi parfaitement logique dans son propre cadre. On se laisse porter, on rit, on grimace, et on en redemande.
❤️ Des personnages étonnamment attachants Sous la couche d’humour et de chaos, il y a de vrais moments d’émotion. Carl est un héros malgré lui, débrouillard, humain, imparfait. Donut est… Donut. Et ensemble, ils donnent envie de continuer l’aventure encore longtemps.
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🎉 En bref Un roman drôle, rythmé, inventif, porté par un duo inoubliable. Une lecture qui surprend, amuse et accroche dès le début. Pour un premier LitRPG, c’est une excellente porte d’entrée, et clairement une série que j’ai envie de poursuivre.
J’ai adoré l’idée de départ : un polar qui flirte avec l’illusionnisme, un enquêteur-magicien (oui, j’ai signé direct), et un lien avec l’affaire qui fonctionne vraiment bien. L’univers est original, le duo d’enquêteurs a du potentiel, et le suspense tient plutôt bien la route.
Mais alors… les personnages. Mon Dieu. Je n’ai pas juste eu du mal à m’y attacher : j’ai eu envie de les pousser tous dans la boîte à magie et de refermer très fort le couvercle. Les protagonistes sont agaçants, névrosés, voire carrément insupportables.
Et puis il y a ce ventre mou avant le dernier meurtre. Un vrai trou d’air. Il y a pas mal de longueurs et le récit aurait gagné à être resserré. Un petit tour de passe-passe éditorial n’aurait pas fait de mal.
Bref : une super idée, un bon suspense, mais des personnages à baffer et un rythme qui fait parfois la sieste. J’ai aimé, mais pas au point d’applaudir.
Grand Hôtel Abîme est un de ces comics qui te cueillent d’abord par l’esthétique avant de te laisser un peu perplexe une fois refermé. Les dessins sont franchement superbes, rien à redire là‑dessus. Le format paysage, inhabituel, fonctionne étonnamment bien et donne vraiment l’impression de feuilleter une sorte de carnet d’observations sur notre monde qui part en vrille. Sur ce point, c’est réussi : on sent la critique sociale, l’extrapolation vers un futur pas si lointain, et ça fait mouche.
Là où ça se complique, c’est… tout le reste. On ne peut pas vraiment parler d’histoire, ni même de personnages. Tout est survolé à la vitesse d’un TGV, comme si on avait voulu condenser un roman graphique entier en une poignée de pages. Résultat : j’aurais largement préféré une BD plus longue, qui prenne le temps de développer ses idées et ses protagonistes. Certains personnages m’intriguaient vraiment, mais on n’a jamais l’occasion d’aller plus loin que la carte postale.
Et la conclusion… eh bien, disons que je ne suis pas certaine d’avoir tout compris. Je ne suis pas la seule d’ailleurs, vu les avis que j’ai pu lire en ligne. On dirait que ça veut dire quelque chose de profond, mais ça reste coincé quelque part entre la métaphore et le brouillard.
En résumé : magnifique visuellement, intéressant dans l’intention, mais trop court, trop rapide, trop frustrant. Un beau livre‑objet, mais pas une histoire qui reste.