
Okay.
C'était incroyable & il me faut le tome 2.
...Pis j'essaierai d'écrire quelques lignes histoire de laisser un vrai avis sur ce que j'ai lu-
EDIT 28/09
Okay. Bon, on part sur un solide 4,5 / 5, c'était génial, je recommande, lisez-le.
Franchement je ne pense pas savoir m'étaler sur d'immenses pavés concernant ce bouquin (mais bon, je me connais), de la même façon que j'avais du mal à trouver quoique ce soit à dire d'intelligent pendant ma lecture alors que j'aime bien mettre des commentaires au fil des chapitres que je lis. Parce que j'ai l'impression de ne rien pouvoir dire, ici, sans en dire trop tellement chaque chapitre, chaque paragraphe, chaque ligne semble pertinente et importante- Six of Crows, je crois que c'est ce genre de bouquins qu'il faut vraiment lire pour les comprendre et pour les vivre.
Je suis toujours en amour des romans portés par leurs personnages et, si dans Six of Crows, l'intrigue et ses péripéties sont importantes aussi, ce sont définitivement les personnages qui font tout le charme de ce bouquin... C'est ce que j'avais toujours entendu - aujourd'hui je comprends que tous ces éloges disaient vrai.
Les personnages sont incroyables. Tous dotés d'une profondeur dont on devine la surface épaisse avant de peu à peu découvrir des failles et s'y glisser pour comprendre ce qui les motive, les effraie, leur donne leur force, leur courage... Les éléments de background qui nous sont donnés le sont intelligemment, au moment où il le faut ; glissés dans des situations parallèles ou des choses qui font sens à l'instant T.
Et ces backgrounds ont forgé les personnages de façon durable, et on le voit. On ne se contente pas de le dire ; c'est gravé dans l'ADN des personnages, ça transpire par tous leurs pores dans leur caractère, leur façon d'agir, de penser, de réagir. On ne lit pas juste “Il s'est passé ça, alors maintenant il est comme ça” ; on lit “il s'est passé ça” et on additionne nous-mêmes les informations pour réaliser que les comportements qu'on lit déjà depuis x chapitres découlent de ce qui vient de nous être révélés...
Leigh Bardugo ne prend pas ses lecteurs pour des brêles incapables de lire des sous-textes, et pour ça chapeau bas.
Il y a définitivement un côté too much à l'intrigue et aux choses qu'il se passe lorsqu'on se rappelle que certains (la plupart) des personnages ne sont même pas majeurs, mais 1/ c'est gravé dans la DA de l'univers, 2/ les compétences des personnages ne sortent pas de nulle part. Tout ce qui est utilisé au fil des évènements et des résolutions, ce sont des atouts déjà montrés, qu'on sait appartenir aux personnages. Il n'y a pas de Deus Ex Machina soudain d'une nouvelle compétence qui se révèle ou de chose comme ça : l'étendue des capacités de chacun est bien assimilée d'ici à ce que l'on arrive aux obstacles les plus retors de leur mission.
Pas de “depuis quand il sait faire ça, lui ?” parce qu'on le sait déjà depuis longtemps.
Et ça aussi c'est incroyable, voilà.
J'ai commandé le T2 dès que j'ai eu fini le T1. Boom.
J'suis fracassée
J'suis juste fracassée
D'accord pleurer c'est ma fonction numéro un dans la vie, mais pleurer pendant 250 pages sur un bouquin qui en fait 400, c'est quand même quelque chose—
On fera une chronique propre quand il sera pas 4h du matin et que je verrai pas flou à cause des larmes
Adieu
EDIT
Okay, donc-
Déjà, qu'on soit d'accord et commençons par là : ce fut un énorme coup de coeur, et clairement ma meilleure lecture de 2025 so far.
Je pense pas être capable de faire une vraie review, parce que je suis incapable de savoir comment parler de ce bouquin- Je crois que s'il a été une lecture aussi forte et un coup de coeur si immense, c'est surtout parce que ce roman est venu chercher des trucs sensibles en moi, des thématiques qui m'ont profondément parlé et secouée.
On le lit vite, ça se lit bien, y'a viiite fait quelques répétitions par ci, par là, genre deux phrases d'affilée qui reprennent le / les mêmes mots (exemple bête parce que je ne me rappelle plus de ce qu'il y a dans le livre mais “Nous montons dans sa chambre. Les murs de sa chambre sont [...]”) qui m'ont viteuf fait plisser des yeux mais bOn. C'est minime, c'est juste que c'est le genre de détails que je remarque parce que ça me fait grimacer quand moi-même j'écris, ahah.
Mais ce n'est rien, vraiment rien - l'autrice est sincèrement douée de sa plume et de ses mots.
J'ai trouvé les personnages très justes. Cette famille dysfonctionnelle où l'on s'aime mais de travers, où des parents qui tentent de faire de leur mieux font en fait le pire de leurs enfants. Ces deux soeurs, si semblables et si différentes à la fois, l'une éteinte l'autre en colère, ces deux soeurs qui en veulent à l'autre et puis s'en veulent à elles-mêmes aussi... Ces rancoeurs, ces non-dits et puis la façon dont on tente de reconstruire, après...
Grande soeur moi-même, forcément, j'ai été bousculée. Je me suis retrouvée un peu dans chacune des deux soeurs, du récit, dans leur histoire, leurs doutes, leurs peurs, leurs colères...
Je ne sais pas à quel point il parlera à d'autres publics, mais je sais qu'il viendra forcément toucher quelque chose pour celles qui sont ou ont des soeurs.
Les thématiques abordées (burn out étudiant, dépression, anxiété, homophobie intériorisée, coming out...) le sont avec justesse, beaucoup d'attention et de soin et- Ouais. C'est difficile de trouver une seule fausse note à ce bouquin à mes yeux.
Bref, voilà.
J'ai ajouté tous les autres bouquins de l'autrice à ma wishlist dans la foulée.
Voilà.
Okay.
J'écrirai ma review later, mais
— Je pleure. Genre. Pas juste les yeux qui piquent. Je pleure.
— 5⭐ coup de cœur, un direct pour les all-time favorites
— À faire lire dans tous les collèges et lycées svp merci
Okay so.
Je pense que j'ai un faible pour les bouquins en vers libres, comme ça ; mon premier coup de coeur qui est écrit en vers libres et jours sur des mises en page un peu particulières comme celle-là remonte à Songe à la douceur de Clémentine Beauvais, et je ne m'en lasse définitivement pas. Forcément, ça participe à 1/ la vitesse à laquelle il est facile de lire ce livre, 2/ son côté percutant, puisqu'il jette sur les pages des émotions à vif.
alors je pense que décidément c'est terrible
comme tout le monde se sent coupable
sauf le coupable
Tout brûler
Nos corps jugés
Et derrière nous, le silence
C'est marrant, tiens, comme si l'histoire se répétait au quotidien sans que rien ne change, hein ?
évidemment
malheureusement
Eh.
fight flight freeze reflex
engagé
La nuit, le son de ta voix
all over the place
tellement
alors à vous d'apprendre à entendre
nos murmurlements
à vous de vous habituer
au bruit que ça fait quand on se tait
Ah.
Bon.
...Ouais.
Je me souviens des trois tomes d'À la place du coeur, que j'avais sincèrement aimés... Notamment le deuxième (coup de coeur) et le troisième, que j'avais trouvés superbement écrits... À contrario du premier, où je me souviens avoir été dérangée par la narration, cette emphase mise sur les désirs sexuels d'un ado aux hormones en ébullition mais de façon très crue et pas si agréable à lire. Mais ça n'avait clairement, mais clairement rien à voir avec Romance qui pousse les boutons à l'extrême.
Je suis team “oui, ce sont des choses qu'il faut écrire, parce que oui, les adolescents ont des désirs, une libido et, n'en déplaisent aux parents, couchent ensemble, alors arrêtons d'écrire des adolescents chastes qui ne pensent jamais à rien de plus qu'à se tenir la main et s'offrir des cailloux”, mais... Je pense que j'ai du mal à lire ça avec des termes du langage courant, slash vulgaires...? Je pense qu'il est possible d'écrire ça joliment, sans parler de bte et de scer à toutes les pages, et- Et non, en fait, je ne le pense pas juste, je sais que c'est possible parce que je l'ai fait plus d'une fois, j'ai écrit ces mots-là, ces maladresses adolescentes des premières fois et puis celles d'après, pleines de toute la pseudo-assurance des grands, et puis même les gestes plus affirmés des adultes qui ont déjà tout vu et tout fait- Et parce que je l'ai lu plus d'une fois, aussi, surtout ces derniers temps, dans mes lectures de ces derniers mois, dans Dans le noir, je peux être à toi ou encore La nuit, le son de ta voix.
On peut écrire des désirs et des actes avec plus de subtilité...
Et là j'ai eu vraiment, vraiment beaucoup de mal- J'ai même contemplé l'idée de reposer le bouquin et puis tant pis, c'est un emprunt médiathèque, j'y perdais pas grand chose à le DNF. Je ne l'ai continué que parce qu'il est court et que, malgré tout, il se lit vite et qu'on se sent facilement investis dans l'histoire des personnages. Et puis, j'avais envie de laisser sa chance à l'auteur, parce que, vraiment, À la place du coeur...
Et, je ne sais pas. Comme pour sa première trilogie, l'écriture s'améliore à la fin - à croire qu'il faut que ses personnages tombent dans la douleur et la mélancolie pour que sa plume se trouve. (NDLR : en vrai, je comprends un peu, quand j'écris des personnages trop heureux j'ai l'impression de perdre l'essence de mon style. Eh.) Les dernières chapitres sont plus agréables à lire, doux-amers...
Mais comme le dit mon rating system : not enough redeeming qualities.
Bon, déjà - le synopsis, au dos du livre (ou, plutôt, les quelques phrases tirées du bouquin qui servent de synopsis) est un peu mensonger ; il faut dépasser les deux tiers du bouquin pour que ce qui nous était promis arrive, bOn. On passera aussi sur le passage grossophobe qui m'a fait grincer des dents, et sur les quelques comportements qui m'ont fait tiquer - j'ai mis ça sur le compte du fait que 1/ les personnages ont 16 ans, 2/ on est directement dans la tête du narrateur. Donc, un ado de 16 ans. Qui insulte ses profs, sa daronne, les gens, le monde, okay. ‘mettons.
La fin, par contre...?
Blablabla spoiler, j'avoue que celui-là je vais le spoiler sans remords : faire une fin ouverte entre un adolescent de 16 ans qui va rejoindre un type de 26 qu'il a rencontré sur Grindr...? Là, comme ça, comme si c'était normal et okay ? Y'a que moi que ça choque ? (Non, heureusement, j'ai vu deux-trois avis qui le mentionnaient, mais-)
Je sais qu'il y a deux tomes qui suivent celui-là, et j'espère sincèrement que c'est abordé et condamné dedans, mais- Mais beaucoup n'iront pas plus loin que ce tome, et c'est comme ça qu'il finit ?
Vraiment ?
J'avoue que ça me rend un peu frileuse vis-à-vis de l'auteur, maintenant-
Je lirai peut-être la suite, parce que, hein, les tomes 2 et 3 d'À la place du coeur m'avaient plus convaincue que le premier (mais au moins, le premier avait déjà fauché 4 étoiles...) mais... Sans grande conviction.
Pareil, parce que je les récupèrerai en médiathèque et que ça ne me coûtera rien.
Mais autant dire que ceux-là, je n'y plongerai pas avec beaucoup d'espoir-
Okay, okay, okay.
Bon, y'a des gens que ça surprendra pas ici : j'ai eu les yeux qui piquent à la fin. Les histoires de deuil, ça vient toujours fracasser un truc au-dedans, alors, forcément...
Et, pourtant, je lui donne un 3.
Globalement, le bouquin se lit vite et facilement, ça coule tout seul, la plume est agréable, on se laisse facilement happer pour le lire d'une traite si on s'y met. Il y a même de jolies citations par ci par là, le genre que j'aime bien sans qu'elles soient non plus transcendantes.
Je sais que beaucoup ont trouvé la MC détestable, pour ma part je pense que j'aime bien ce genre de personnages... Ceux qui ont si mal qu'ils font des erreurs, qui ont si mal qu'ils ne voient même pas les gens qu'ils blessent et qu'ils abandonnent autour. Les personnages qui sont humains parce qu'ils sont imparfaits, qu'ils n'ont pas toujours la bonne réaction ni le bon mot à dire, voire qui empirent tout autour d'eux parce que tout est encore bien pire en eux.
Je sais pas.
Cet aspect-là m'a touchée, son deuil, sa façon de composer avec, en se refermant sur soi et en s'accrochant à cette histoire qu'elle refuse de laisser filer entre ses doigts. En repoussant les autres, en les oubliant, en oubliant qu'eux aussi avaient perdu Sam.
Pour ma part, ça a fonctionné.
Du moins... pendant un moment.
Okay, non, parce qu'il faut parler de deux choses, quand même. Non, en fait, trois : Sam, cette histoire de connection (cette chose qu'il se passe qui permet à Sam et Julie de se parler via téléphone), et la fin du bouquin. Les deux premières choses sont étroitement liées.
Sam m'est apparu très- plat ? Très lisse, très- Disons que j'étais très indifférente à lui, même les flashbacks ne m'ont pas ôté cette sensation de- ne rien savoir de lui ? À part qu'il était gentil, amoureux et fan d'un certain groupe de musique dont j'ai oublié le nom. Ah et qu'il jouait de la guitare. Mais il n'a aucune profondeur, aucune- consistance, c'est un peu une coquille vide et n'importe qui aurait pu jouer son rôle.
Il y a deux, trois moments sympas, ouais, au début... Puis on finit par atteindre un point où l'on a plus rien d'autre de ces appels que Julie qui pose des questions et Sam qui refuse d'y répondre, et ça devient à peu près la seule- substance de leurs appels, à partir de ce moment-là. L'éternel même échange qui se répète en boucle. Plus rien ne se développe vraiment.
Et le pourquoi du comment n'est jamais expliqué. J'avoue que ça m'a un peu laissée sur ma faim.
On voit un peu la progression de Julie dans son deuil... La façon dont elle reprend pied avec la réalité, les gens, sa vie, la façon dont elle réalise peu à peu qu'elle doit continuer et que c'est plus facile- Et puis finalement ces derniers chapitres font très... “rushés” ? Un peu précipités, un peu “ça sort d'où”...
En gros résumé : une FMC imparfaite dont l'imperfection m'a touchée, un MMC bland à souhait, un élément magique jamais expliqué, une redondance et des longueurs dans tout le milieu du livre et une fin précipité qui, au contraire d'autres passages, aurait mérité d'être un peu mieux développée.
Bref, c'était cool, je pourrais le recommander si on me demande une histoire pour adolescents comme ça, mais... Ouais. C'est le genre de bouquin avec lequel on passe un bon moment, mais que je suis contente d'avoir emprunté à la librairie plutôt qu'acheté !
Ah.
Ouais.
Oui-
Je rejoins un peu les autres avis que j'ai lus - c'est beau, c'est doux, c'est bien écrit, on dévore ça en une petite heure et demie, c'est un coming of age sans prétention et pourtant-
Et pourtant.
L'expérience est intéressante, celle du livre qu'il faut retourner pour lire le second point de vue - choisir de quel côté on commence, de quel côté on termine. C'est ce format qui m'a attirée lorsque j'en ai entendu parler sur la chaîne d'Audrey (Le Souffle des Mots) et-
Ouais.
C'est- Le bouquin prend le coeur, en vrai, par moment. Surtout côté Saga. Je sais pas. Ouais.
Ouais.
Je manque un peu de mots parce que le bouquin est si court que le moindre d'entre eux risquerait de spoiler, donc-
Cependant, également comme dans les avis que j'ai lus... La fin.
La fin aurait mérité une page de plus - ou même juste quelques lignes.
Elle est efficace à sa façon, et on peut imaginer... Mais j'aurais aimé une petite sensation de clôture qui m'a un peu manqué.
Mais-
Mais, ouais.
Ouais.
Ouais.
Je sais pas.
J'ai adoré les personnages et leurs relations - je trouve que c'est quelque chose qu'on ne peut vraiment pas enlever à l'autrice. Elle écrit toujours des personnages intéressants, aux personnalités bien marquées, complexes à souhait, tout en subtilités... Les relations qu'ils entretiennent les uns les autres aussi sont intéressantes à suivre.
Bref, à ce niveau-là, globalement, rien à redire.
...Mais alors, les longueurs ?
Vraiment - l'action qui ne commence que sur les 4 ou 5 derniers chapitres d'un bouquin qui en possède 25 ? Soit un peu plus d'une centaine de pages, un peu moins de 150, sur presque 500 pages... C'est un peu compliqué.
Je suis partagée... Parce que, d'accord, le cadre était nécessaire à poser, pour placer tous les pions sur l'échiquier jusqu'au dénouement, mais... Mais, finalement, on a 350 pages de- Je ne sais pas, de mise en contexte un peu (beaucoup) lente, il ne se passe pas grand chose, on ne sent pas vraiment la tension pourtant si propre à la trilogie principale et qui avait quand même été bien marquée dans le premier tome, et-
Je ne sais pas.
Le changement de POV m'a un peu prise de court, aussi ; entre un tome 1 du point de vue de Wren, à la première personne, et un tome 2 du point de vue de Chêne à la troisième personne. Je me dis que l'histoire aurait probablement été très intéressante à lire du côté de Wren... et, j'avoue, s'il pouvait y avoir Le Trône du Prisonnier du point de vue de Wren, je crois que je l'achèterais les yeux fermés.
Mais, bon.
Le fait est qu'on vit l'histoire du POV de Chêne, et que sa vie est quand même un peu moins trépidante avant les 5 derniers chapitres, quoi.
Et puis, je ne sais pas si c'est la faute du changement de point de vue, mais dans les premiers chapitres, certaines tournures de phrases sonnent un peu étrange, avec un langage très parlé, très familier, propre à la première personne mais définitivement pas à la troisième. Faille de l'autrice ou de la traduction ? Aucune idée, mais l'une comme l'autre nous ont quand même habitués à mieux, alors... Aucune idée.
Mais ça cassait quand même franchement l'immersion - heureusement, passés les premiers chapitres, il ne me semble plus avoir tiqué sur des formulations désagréables.
Tout ça mène à une conclusion un peu rapide, un peu... Pas bâclée, mais très brève. Tout s'enchaîne brusquement, on se dit enfin ! et, on n'a pas le temps d'apprécier vraiment que c'est déjà terminé...
Et c'est sincèrement dommage, en vrai.
J'aurais voulu un meilleur équilibre, un peu plus de péripéties - je pense que beaucoup des indices disséminés auraient pu l'être autrement, de façon plus animée, pour accrocher l'attention du lecteur et le désir de continuer à lire. Là, c'était un peu compliqué de trouver l'envie d'attraper le livre et de poursuivre la lecture.
...J'avoue que je sais pas trop quelle note donner, en vrai.
Mon barème dit 3/5... Could be it.
Je vais laisser ça mariner-
Ah si.
Jurdan FTW. Beaucoup trop ravie d'avoir eu des crumbs de ces deux-là, ensemble ou individuellement. Parce que mine de rien, ils manquaient. Ils m'ont manqués. Voilà. Ce power couple là. Yes.
Oof.
Je l'ai littéralement lu d'une traite sur le trajet de chez moi - et j'en ressors un peu bouleversée, un peu en colère aussi. C'est fort, c'est percutant, édulcoré par la rédaction en vers libres mais criant d'une vérité absurde.
D'une vérité insensée.
C'est l'histoire de tant de femmes, de tant de victimes - de trop de femmes, de trop de victimes.
De trop d'enfants, surtout.
Ces voix qu'on pousse au silence, ces enfants devenus adultes qu'on écarte parce qu'ils ont osé parler et dénoncer...
L'histoire d'hommes aux mains pleines de pouvoir et d'une justice effroyablement bancale qui inflige double peine à ceux qui se battent pour qu'on les entende...
Oof.
On fera un feu de joie.
3.5 / 5 ou quelque chose comme ça.
En vrai de vrai, je pense qu'avec douze-treize ans de moins dans les dents, j'aurais beaucoup aimé. Mais y'a douze-treize ans, on n'écrivait pas vraiment ça — de la littérature pour adolescents avec des scènes érotiques ?
Ah, enfer et damnation.
Cette collection me rendait curieuse depuis un moment, alors, quand j'ai vu que certains bouquins étaient dans ma médiathèque... J'en ai profité.
Et la vérité c'est que c'est un peu doux, c'est mignon, les scènes explicites sont effectivement explicites mais très bien écrites et effectivement adaptées, à mes yeux, à un public adolescent aux alentours de 15 ans. Toute l'œuvre est fluide, ça se lit vite et bien, je l'ai lu d'une seule traite (et j'ai terminé beaucoup trop tard pour mon bien mais, eh).
Globalement, j'ai bien aimé les personnages, la thématique de se découvrir queer à 14-15 ans, sans savoir trop composer avec ça, soi-même, ses désirs, ses envies.
Mais j'ai eu tendance à trouver ça trop... Trop.
Juste trop.
C'est féministe, c'est queer, c'est politique — on parle féminisme, peut-être même un peu misandrie, masculinité, transidentité, non-binarité, bisexualité et pansexualité, on parle manif' et anti-flics, on parle lesbophobie, harcèlement, on parle sex-friends... On parle même de santé mentale, de bipolarité, et on détruit les clichés sur le fait de consulter un psy. C'est cool — mais plus de fois que pas, j'ai trouvé ça très forcé.
En tant que personne queer entourée de beaucoup de queers, je sais qu'on a tendance à s'agglutiner en petits groupes serrés, que les idées politiques ça rassemble et qu'on finit dans de petites écho chambers, mais, même en tenant compte de ça- J'ai eu l'impression qu'il fallait à tout prix que ce soit queer, engagé, que tous les dialogues soient politiques sans exception ; et j'exagère sans doute un peu mais j'ai eu la sensation de ressentir tout ça tout au long du roman entier.
C'est génial d'aborder tous ces thèmes-là en littérature adolescente, il en faut clairement plus et surtout à notre époque, mais j'ai la sincère impression que l'autrice avait tellement de choses à dire, tellement de choses à raconter, tellement d'idées et d'envie de bien faire, que le roman est un patchwork de trop de choses pour que ce soit réaliste et pas une flopée de thèmes entremêlés saupoudrés d'amitié.
Il y a beaucoup, beaucoup de choses abordées, condensées en 300 pages, et on n'en développe vraiment aucune à part cette découverte de soi-même lorsqu'on est une personne lesbienne, et le reste est posé de çà, de là... Et j'ai pu relate à certains dialogues, pour sûr, ce genre de choses qu'on se charrie entre amis mais, au-delà de ça...
Je le recommanderais cela dit très probablement à son public cible, fin de collège, début de lycée. C'est plein de choses qui permettent d'ouvrir des portes, d'engager des conversations, de déconstruire de petites choses, brique après brique. Pour avoir travaillé avec des adolescents, de la 6e à la 3e, je sais que ces jeunes sont intéressés par ses thématiques, curieux et capables d'apprendre, souvent faits de beaucoup de préjugés et d'opinions pas encore figés... Et je crois que ce genre de littérature pourrait être d'utilité publique en milieu scolaire.
Mais, ça...
Bref ; somme toute lecture sympathique que je recommande de mettre entre les mains des ados de fin de collège au lycée, et qui m'aura quand même donné envie de découvrir d'autres romans de la même collection !
PS : très heureuse d'avoir lu un roman dans lequel il y a un peu d'écriture inclusive, “toustes” et “iel”, entre autres, montrent que c'est possible et que ça ne brise pas la fluidité de la lecture...
Pfiouh.
What a ride, huh ?
Ce bouquin-là, je l'ai acheté parce qu'avec mon compagnon, on s'est dit, eh, viens, on achète un livre chacun dont on n'avait jamais entendu parler avant. La couverture, le titre, le synopsis — tout semblait avoir été fait pour me charmer.
Et que dire, vraiment ?
J'ai adoré.
Il faut fermer les yeux et se laisser emporter ; accepter que ce monde est tel qu'il est et ne pas chercher à l'expliquer selon notre propre réalité. Il répond à ses propres lois, ses propres codes ; emprunte ceux du steampunk et de la magie. Par moment, j'ai eu des vibes Le Cirque des Rêves, lorsque le récit valsait sur la frontière entre éveil et songe, illusion et réalité.
Les personnages sont attachants, singuliers — très nombreux mais tous très caractérisés. J'ai eu beaucoup de plaisir à les découvrir, à apprendre à les connaître, j'en aurais même voulu encore plus et, tout à la fois, sans rester sur ma faim puisque tous ont une fin, un arc accompli, une trajectoire résolue.
L'intrigue est entraînante, le rythme bien dosé — je n'ai sincèrement pas trouvé de quoi redire. Je laisse maturer quelques jours, mais je n'écarte pas la possibilité que ce bouquin rejoigne l'étagère de mes all time favorites.
Chapeau bas pour un standalone.
On a seize, dix-sept ans, et puis tout bascule. L'impensable s'est produit, là, maintenant. La guerre vient de surgir dans nos réalités.
Je-
D'accord, comment on- Comment on parle d'un bouquin comme celui-là ? Comment on parle d'une histoire comme celle-là ; comment une simple chronique pourrait-elle être à la hauteur ?
17 ans à jamais rejoint instantanément la liste de mes all time favorites, mais comment est-il possible d'expliquer comment, et pourquoi ?
En parlant à une amie, je lui ai dit : c'est une merveille dans la littérature YA.
C'est- Je n'ai pas d'autres mots.
Avis à ceux qui se le demandent : ce bouquin n'est pas une romance.
Ce bouquin ne parle pas que de la quête d'un reflet ni d'un amour perdu - ces promesses ne sont que les prétextes pour guider le fil d'un récit bien plus profond et plus important, bien ancré dans l'actualité qu'on suppose sans peine avoir, entre autres, motivée l'écriture de ce roman.
Ce bouquin, avant tout, relate l'histoire de la France au travers des deux guerres mondiales et de ses dessous que l'on n'étudie pas toujours dans nos cours d'histoire, puisque ce sont toujours les vainqueurs qui l'écrivent et qu'il est facile d'éluder nos travers peu glorieux, de peindre des tableaux héroïques plutôt que miséreux. De prétendre que tout le monde a résisté, que la victoire revient à tous les Français, que les collabos n'étaient qu'une légende urbaine ou une poignée d'exceptions.
Mais la montée du fascisme, les dénonciations, les calomnies, la loi du plus fort et du plus silencieux ; et la façon dont l'histoire se répète, encore et toujours, parce que l'Homme n'apprend rien et qu'il croit toujours qu'il fera différemment, qu'il fera mieux, que ça n'arrive qu'aux autres et qu'on ne viendra jamais pour nous... C'est ça, la réalité de ce roman.
L'auteur nous dépeint un portrait cru, sincère et authentique, truffé de réalités dont on ne parle pas assez. Ses personnages et leurs destinées sont profondément ancrées dans le vrai, nourries par les témoignages de ceux qui ont vécu et survécu ; comme un hommage à ces récits, à ces paroles, à ces écrits, à ces victimes et à ces héros ou simplement ces humains qui ne doivent pas être oubliés et qui l'ont déjà trop été.
J'ai aimé avoir la liste des témoignages qui ont porté les trajectoires de ses personnages, des idées humanistes de l'époque aux convalescences des gueules cassées, en passant par l'histoire des enfants de l'Assistance publique - j'ai, plusieurs fois, arrêté ma lecture pour aller chercher des informations supplémentaires sur un fait évoqué dans le récit.
C'est de cette façon-là que j'ai découvert qu'un camp d'internement avait existé à moins d'une heure des endroits où j'ai vécu les 26 années de ma vie, aujourd'hui érigé en mémorial, et que je n'en avais aucune idée.
Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas comment vendre ce bouquin - d'ordinaire je suis faible aux récits qui me font pleurer, et celui-là ne l'a pas fait, mais les émotions étaient plus brutes, plus tranchantes pourtant. Différentes.
Cette histoire marque, parce qu'elle est la nôtre, ou qu'elle pourrait l'être.
Il faut le lire pour le comprendre, s'y plonger et se laisser porter, suivre la cadence et l'accepter. À mettre entre bien des mains, mais pour en parler.
Sur une note plus légère, je dois admettre que, bien que les deux oeuvres soient profondément différentes l'une de l'autre, les vibes Addie Larue ne m'ont jamais vraiment quittées, à leur manière... Ceux qui l'ont lu comprendront de quoi je parle.
Je crois que la meilleure façon de terminer, c'est non pas avec une citation du récit, mais avec celles qui clôturent les notes de l'auteur avant qu'on ne referme le livre, bouleversé.
Mes derniers mots, avant de quitter pour de bon Marthe, André et Florin, seront donc pour toutes les vies humaines malmenées, emportées par des conflits, et les jeunesses volées qui auraient pu, qui pourraient être les nôtres, si quelques individus devaient nous l'imposer.Pour toutes celles et tous ceux qui n'ont pas toujours pu être héroïques, mais qui ont réussi à garder le cap de leur humanité... et fait ce qu'ils ont pu.
EDIT 19/06 - Bon svp rappelez-moi de ne pas donner une note aussitôt le livre terminé, parce que généralement mon opinion à chaud est bien plus biaisée qu'après quelques jours. Du coup, on part sur du 2 ou du 3, catégorie “je le recommanderais pas spécialement à quiconque, mais si vous avez une médiathèque pour le lire gratuitement, why not”
La plume est agréable, pour sûr, j'ai beaucoup aimé, c'était fluide et même un peu beau, parfois. On voit la mer, on entend les vagues se fracasser sur les falaises, on sent les embruns et les brises iodées... La plume porte vraiment le décor, ça défile comme un film dans la tête.
Les dialogues, aussi - beaucoup de romans adoptent des dialogues trop propres pour ce que le parlé est réellement, alors un parlé plus cru, plus brut, c'était différent.
Mais, cette fois, j'ai vraiment fini par avoir une sensation de too much sur les derniers chapitres du bouquin.
Les trois premiers quarts, en vrai, ça allait, j'ai bien aimé ; une histoire de types un peu paumés qui ont mal tourné, motivés par la colère, des envies de revanche sur les fautifs de leurs problèmes ou, à défaut, sur le monde entier, des jeunes adultes que la vie a fait dérailler et qui ne savent plus trop quoi faire d'eux-mêmes, les rêves et l'avenir fauchés aux pieds.
On est de nouveau face à un récit qui raconte l'espoir, et en général ça me touche plutôt, mais les derniers chapitres, je sais pas, j'ai eu du mal à y croire et ça m'a un peu sortie de l'immersion, au final.
Je... ne suis pas certaine de quelle note donner à ce bouquin.
On part sur du 3, eh.
J'ai les émotions un peu emmêlées à dire vrai.
J'ai souvent l'impression que ce genre d'histoire est too much par moment mais, en fait, quand on y songe, des histoires comme celles-là on les entend dans la vraie vie, aussi. Dans les journaux, au 20h télévisé, dans les témoignages des victimes. Elles existent, ces histoires - et c'est vrai, ce qu'on dit, au fond, que la réalité est souvent bien plus violente et plus horrible que la fiction.
Les trigger warnings sont indiqués au début du livre (violence, harcèlement psychologique et sexuel, deuil, suicide et anorexie) et, du fait des thèmes qu'il aborde, je ne le mettrais pas entre toutes les mains... Mais tout un tas des sujets abordés là-dedans sont importants et nécessaires, notamment dans la deuxième partie du livre.
C'est encore une de ces histoires qui montrent le poids et les conséquences du silence, des victimes qu'on fait taire, de ces voix qu'on étouffe. De la façon dont les violences s'infiltrent même (et trop souvent) à l'intérieur de la sphère familiale, supposée être l'endroit où l'on est le plus en sécurité mais qui devient pourtant souvent le terreau de terreurs et de traumatismes plus grands que soi.
C'est un récit qui parle de reconstruction, aussi - de comment on se retrouve soi-même après l'indicible.
De comment on se relève, de la façon dont on avance.
De la façon dont on se débarrasse du silence, de ce fardeau qui nous cloue au sol, de la façon dont on s'en défait et qu'on reprend la vie.
C'est un message d'espoir, aussi.
Je ne sais pas combien de temps Et derrière nous, le silence me hantera, s'il me restera collé à la peau pendant des semaines, des mois ou des années, mais- J'ai un peu envie de fixer le plafond jusqu'à ce que ça passe, je crois.
Oof.
C'est clairement un coup de poing dans le ventre.
Un récit important sur la réalité du viol, de la loi du silence qui pèse sur les victimes, de l'impunité des hommes... Et de la façon dont faire éclater la vérité et rendre justice peut sauver.
Trop souvent encore on réclame le silence des femmes, ces salopes, ces menteuses, ces hystériques, ces saintes-nitouches qui allument et puis regrettent, tout ça pour quoi ? Ne pas gâcher la vie ni la carrière de ces hommes, si brillants, si intelligents, qui n'ont jamais fait de vague et à l'avenir prometteur ?
Dans un monde où les femmes dénoncent et où les accusés continuent de briller, les époques passent et les combats sont toujours les mêmes.
Ce bouquin m'a mise en colère, mais il met aussi en lumière un évènement important de l'histoire des droits des femmes : l'affaire Tonglet-Castellano, en 1974, connu comme “le procès du viol” - la première fois en France qu'un procès pour viol, plutôt que d'être en correctionnelle en tant que délit, voit sa nature de crime être reconnu et porté aux assises.
En bref une fiction historique importante et qui m'a définitivement donné envie de lire les autres bouquins de l'autrice qui sont dans la même lignée.
Un livre qui mériterait d'être étudié en cours, pour sûr.
EDIT 19/06 - Je baisse ma note de 4 à 3, parce qu'après coup, il ne m'a vraiment pas laissé un souvenir si mémorable que ça. Je pense que ce n'est pas le genre de bouquin qui me viendrait à l'esprit si quelqu'un me demandait une recommandation, quoi.
REVIEW ORIGINALE :
Une histoire douce, rythmée, un peu douloureuse ; j'ai adoré la plume en tout cas. Lu d'une seule traite en à peu près deux heures et demie.
Je ne sais pas comment le noter. Je pense que si j'avais été plus jeune, ça aurait été un quatre étoiles ou un peu plus. Maintenant plus tellement. Mais c'est joli, c'est doux-amer, c'est plein d'espoir.
Une jolie lecture sans la prétention de renouveler le genre ni le thème.
Wtf?
Like- In a good way.
What the fuck?
Okay so.
I tried to read it like three times before since 2017, but never went past the first hundred pages. I don't know why - I was actually enjoying what I was reading each time, but I think it's mostly because it's slow. The first half of the book is slow, and as interesting as I found it to be, I had a hard time pushing through.
The audiobook made it for me. The narrator reaaally is great and the experience of The Raven Boys' audiobook is just awesome so I'm definitely gonna keep listening to the next books while reading a bit of them while I'm home as I own them all four.
Where do I begin?
I really liked the characters.
My heart goes to Adam and Ronan, of course, but overall I really do like all of them, be it the main five ones or the other ones, such as Blue's family. And the characters I don't like, I'm curious about them (think of Declan or Declan's girlfriend, because I didn't forget the teasing about her). Dunno if that was some speculations or if it holds some truth to it... But I didn't forget.
They all have they own characterization, thoughts, feelings, they aren't perfect even though they try their best (or they don't, sometimes, they don't because they're humans too and they make mistakes and bad choices) and I really like to read about their dynamics as it explores friendships a lot and it's- I mean, it's great to see so much friendship in a book where it would seem logical that romance would be at the center of it.
To be fair, I was a bit worried that the “if Blue kisses her true love he will die” part would take over the plot, but it really is a very small part of it right now, mentioned here and there because of course, but without it being the main focus.
The main focus is on the search of the Welsh king and the ley lines, with everything strange and paranormal surrounding it.
The romance-and-curse part will probably take more and more space as books and chapters go on, but hey. We'll see.
I ADMIT THOUGH the second half part of the book I was like “WHAT THE FUCK” and the last 10% even more. It's a great kind of “WTF”, I think, but like- What??? It was slow and then suddenly it wasn't and paranormal things just KEPT HAPPENING and they don't all make sense yet so it can be a bit over and underwhelming at the same point, I think.
And now, I wanna know.
I've already started book 2, which seems a bit more Ronan-focused, and I'm pretty curious to see where this goes...
Okay.
J'y reviendrai un peu plus tard, je dois process le truc.
—– Edit —–
OKAY SO.
J'ai vraiment aucune idée de comment parler de ce livre.
Déjà, TRIGGER WARNINGS, puisque Madame Hoover y est allergique paraît-il : relation abusive, violence domestique (graphique & explicite), tentative de viol (graphique & explicite), mentions d'abus d'alcool, scènes de sexe explicites, décès et deuil, conversation autour du suicide et de moyens envisagés pour passer à l'acte.
Et, pour celleux qui pensent le contraire : non, It Ends With Us / Jamais Plus n'est PAS une romance. Penser le contraire c'est problématique au possible. Et les maisons d'édition et les librairies qui le rangent en romance avec une jolie petite couverture rose à fleurs font partie du problème aussi.
Une quote, malgré tout, que j'ai vu d'autres reviews citer, et qui, si elle ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes, mérite malgré tout d'être répétée, encore et encore, pour ceux du fond :
“People spend so much time wondering why the women don't leave. Where are all the people who wonder why the men are even abusive? Isn't that where the only blame should be placed?“
Soit, une fois traduit, quelque chose comme : “Les gens passent tellement de temps à se demander pourquoi est-ce que les femmes ne partent pas. Mais où sont les gens qui se demandent pourquoi les hommes sont abusifs en premier lieu ? Ne sont-ils pas ceux que l'on devrait blâmer ?”
E r h .
vraie
La suite cette review va contenir 100% de spoilers !
Okay. Presque 17k caractères restants à cette review, on va en tirer profit et j'aurais jamais de ma vie fait une review aussi détaillée sur un bouquin. Yay.
BON.
On commence. Par le premier chapitre, si vous voulez bien. Et quel premier chapitre, hein...
Notre protagoniste, Lily Blossom Bloom (oui.) est une jeune femme qui rêve d'ouvrir une... boutique de fleurs (oui.) (Ces deux points sont abordés / expliqués, elle se moque de son nom et de son goût pour les fleurs, mais eh, c'est pas parce qu'on fait un des trucs les plus cringe et stéréotypés du monde du livre MAIS en l'admettant et en le tournant en dérision pour faire genre on est à contre-courant que ça devient moins cringe et stéréotypé. Bref).
Elle vit à Boston, et se tient perchée sur un bord de toit, perdue dans ses pensées. Elle a enterré son père le jour même et n'a pas été capable de trouver une seule bonne chose à dire sur lui. Bref, on comprend que c'était une raclure de fond de chiottes.
Entre en scène un deuxième protagoniste : un homme. Il ne remarque pas tout de suite Lily. Il fracasse des trucs sur le toit aménagé qui n'a rien demandé, fou de colère. Il se calme, remarque Lily, lui demande de descendre du doigt, elle râle mais elle abdique. Il paraît que cet inconnu est beau, d'accord.
Ils discutent, s'installent sur des transat', discutent, instaurent un jeu de "vérités toutes nues", autrement dit "on se dit une vérité sans filtre, sans détour, sans mensonge". Elle lui parle de l'enterrement de son père (en gros résumé, un mec violent qui a passé sa vie à battre sa mère sous ses yeux, que sa mère n'a jamais su quitter et pour qui Lily n'éprouve plus qu'une haine viscérale), lui du petit garçon qu'il a vu mourir (parce qu'il est neurochirurgien), raison pour laquelle il cassait tout sur le toit.
Okay.
Une autre vérité toute nue ? Le type lui sort "J'ai envie de vous baiser." Ouais. Bon. Soit. Ils discutent, elle lui fait comprendre par deux fois que non, les coups d'un soir, pas son genre, elle cherche le grand amour.
Next thing we know, il chope son accoudoir pour l'attirer vers lui. Il est près (assez pour qu'elle sente son souffle sur son visage). Il a déjà une main sous son t-shirt en train de dériver vers ses seins quand il se dit que lui demander son consentement c'est peut-être pas une mauvaise idée.
Bref.
Red flag, hein.
Ils sont interrompus, échangent leurs prénoms, se quittent.
Le chapitre deux est profondément osef.
Six mois plus tard, chapitre trois.
Lily vient d'acheter un vieux restaurant qu'elle doit retaper pour en faire sa boutique de fleurs. Elle est ravie, good thing for her. Une meuf, Allysa, entre dans la boutique et dit qu'elle est là pour la recherche d'employés. Lily ne cherche pas d'employés, turns out qu'Allysa est entrée par hasard en voyant l'ancien panneau de recherche d'employés de l'ancien restaurant- Ouais, bon. Bancal, mais soit.
Elle décroche le job, okay. Enfin, le job qui n'existait pas, mais c'est vrai que y'a peut-être besoin d'une paire de bras supplémentaires pour retaper la salle. Okay.
Elles commencent à déblayer, Lily tombe, se fait mal à la cheville.
J'avoue, dans ma tête, elle allait finir à l'hosto et y recroiser son neurochirurgien, là.
Ben en fait, c'était pire.
Devinez qui est le p'tit frère d'Allysa, comme par hasard ?
J'vous le donne en mille.
Yep.
Ryle, notre neurochirurgien vachement creepy en chef.
Même que Lily reconnaît ses bras avant n'importe quoi d'autre.
Il arrive, s'occupe de sa cheville, lui rappelle qu'il veut la baiser (ouais). On rencontre aussi le mari d'Allysa. J'ai déjà oublié son nom - il apporte pas grand chose à l'histoire, de toute façon.
Ils se remettent d'accord sur le fait que, ben, ils cherchent pas la même chose.
Trois jours plus tard (je sais plus exactement, mais franchement ça fait aucune différence) il frappe chez elle (il connaissait pas son numéro d'appartement donc il a frappé à 29 portes avant la sienne) et la. SUPPLIE. de coucher avec lui. En mode blablabla oui j'arrive pas à te sortir de ma tête tu m'obsèdes mais je passe bientôt mes examens blablabla aide-moi "pour empêcher ça", quoique "ça" puisse être.
Il la supplie, finit à genoux à supplier supplier supplier, la coince quand elle essaie de le faire sortir et je- Ouais. O u a i s .
Et puis elle finit par céder. Enfin, genre, "okay, mais laisse-moi aller prendre une douche et m'habiller histoire de me sentir un peu plus sexy et dans le mood stp". Je.
Comment est-ce qu'une femme peut écrire des personnages féminins pareils ?
Long story short, il s'endort pendant qu'elle est à la douche, ils couchent pas, se disent qu'ils se reverront plus.
Il revient la voir à la boutique, achète des fleurs, écrit sur la petite carte à offrir "pour empêcher ça".
Meuf, please, call the police.
Non, à la place, elle va aller à une soirée où il est aussi, avec son collègue qu'est Le Pote Gay qui touche les seins de sa pote meuf sous prétexte que "c'est bon tkt j'ai déjà touché des seins j'suis toujours gay" et ne sert, sinon, qu'à jouer le Petit Ami improvisé pour rendre jaloux Ryle.
On se doute qu'à la soirée ça se croise, Ryle est jaloux, ça câble, Lily lui dit "stp laisse-moi tranquille moi je cherche autre chose tu me fais du mal", elle veut partir, il la rattrape, la porte comme un sac à patates au milieu de plusieurs dizaines de personnes pendant qu'elle se débat et PERSONNE ne bouge le petit doigt.
PIRE.
P I R E .
Il dit à Devin (le pote gay), "je te l'emprunte pour la nuit". Lily secoue la tête, clairement en détresse. Devin sourit et répond "Je t'en prie !".
Euuuuuh.
EUUUUUUUH.
ALERTE CHANGE DE POTES ?????
Ryle embarque Lily dans la chambre, elle essaie de se barrer, il lui fait une pseudo déclaration de blablabla tu me donnes envie d'être différent et, pour lui prouver, accepte qu'ils ne couchent pas ensemble ce soir (wow !)
Bref.
Ils entament une relation qui donne l'impression de se passer plutôt bien, mis à part les 443098438 RED FLAGS DES SIX PREMIERS CHAPITRES-
Ahem.
Vient une soirée au restaurant entre Lily, sa mère et Ryle. Sa mère est aux anges, hein, omg, sa fille a une boutique qui marche et un mec neurochir !!
Sauf que, voilà...
Il y a quelque chose dont on n'a pas encore discuté.
Atlas.
Atlas, c'est qui ? C'est un mec qu'on croise dans des flashbacks qui prennent la forme d'un vieux journal intime de quand Lily avait 15 ans, vaguement rédigés comme si elle en avait 11 ou 12, mais okay. C'est un type de 18 ans quand elle en a 15 (...oui, hein. Utilité zéro. ZERO. POURQUOI ???). Un SDF, à l'époque, qui adore cuisiner et qui prévoit de s'engager dans l'armée. Ils entretiennent une relation (ALERTE TRUC PAS SAIN EITHER t'es majeur pourquoi tu t'intéresses à une gosse de seconde help). Les choses dégénèrent le jour où le père de Lily le découvre (pour le coup, TU M'ETONNES ???) et, après ça, ils perdent contact.
Jusqu'au jour où elle le recroise, dans ce fameux restaurant.
C'est bien lui. Ils échangent quelques mots. Elle réalise qu'elle ne l'a pas tout à fait oublié.
Bon.
Ah oui, aussi, ils se marient à Las Vegas sur un coup de tête. C'est dans l'avion qu'ils échangent le bare minimum des choses qu'on est supposés savoir sur l'autre au tout début d'une relation, mais écoute-
Et Ryle offre un appart à Lily, at that point ils vivent quasiment ensemble.
C'est là que les choses basculent.
Un soir, Lily cuisine, il arrive, les choses s'échauffent, ils couchent ensemble, oublient le plat. Dans la précipitation, lorsqu'il ouvre le four, Ryle saisit le plat à mains nues, se brûle, le lâche, le plat vole en éclats. Ils sont un peu ivres. Lily rigole de l'absurdité de la situation tout en s'inquiétant de la main de Ryle mais, à l'instant où elle s'approche pour jeter un oeil, Ryle la frappe et la fait tomber.
Sous le choc, elle accuse le coup. Pendant un temps, elle voit son père et sa mère à leur place. Elle réalise qu'il a commis l'impardonnable et puis... Et puis, il s'excuse, encore et encore et encore. Ils discutent, elle cède. Il n'est pas comme son père, n'est-ce pas ?
Elle le prévient que, s'il recommence, elle partira.
Il recommence, par jalousie. Elle ne part pas. A du mal à pardonner mais reste, malgré tout. Elle l'aime. Il n'est pas comme son père, pas vrai ? Elle n'est pas comme sa mère non plus. Les situations sont différentes.
Il recommence, une troisième fois. Il l'a presque violée. Cette fois, elle part.
C'est Atlas qu'elle appelle pour venir l'aider (y'a eu du build up jusqu'à cette situation mais flemme, un peu). Il l'emmène à l'hôpital, elle refuse de porter plainte. Elle découvre qu'elle est enceinte.
De là, on pourrait songer que c'est bon, c'est terminé. Elle est partie. Elle a une situation qui lui permet de refaire sa vie loin de Ryle.
Sauf qu'elle le recroise, encore et encore, qu'il est là pour voir la chambre de bébé, là pour l'accouchement, et qu'il obtient même la garde de leur fille.
Et qu'à la toute fin, Lily embrasse Atlas.
MON AVIS.
vrai
forcés
quelque chose
Je-
Je sais même pas quoi dire.
Mon cœur ????
Comment est-ce que je peux être à la fois si heureuse, si inquiète, si terrifiée, si fascinée, si investie et si dépassée ???
QUELLE EST CETTE SORCELLERIE, MADAME DABOS-
ÉDIT : Je crois que ce tome a déçu beaucoup de monde, d'après les autres reviews que j'ai pu survoler, notamment du fait de la première moitié.
Pour ma part, je l'ai trouvée diablement bien ficelée. Oui, ce début est plus lent que les deux premiers tomes, il y a une certaines langueur, une certaine attente de quelque chose qui semble ne pas venir, mais j'ai la sensation que c'est exactement là-dedans que se trouve toute la finesse du récit.
Cette lenteur, cette langueur, c'est comme un étau, qui se referme très, très lentement. Des pièces qui se mettent lentement en place, l'air de rien, une menace qui pèse sans qu'on sache d'où elle vient.
À l'image de Babel, l'atmosphère de cette première moitié de tome est poisseuse, collante, lourde et oppressante.
N'est-ce pas un coup de maître lorsqu'une plume vous fait ressentir le malaise d'un endroit rien qu'au travers des mots qui le décrivent ?
Chapeau bas.
Peut-être mon tome préféré de la quadrilogie, pour l'instant.
ÉDIT² : Après avoir lu le Tome 4, le 3ème reste mon tome préféré.
stupid stupid stupid book.
i'm not crying you are crying
Loved the characters, their flaws, their mistakes, them learning how to deal with grief and promises that can't be kept and all the things that haven't been said.
Death and loss in books always hit me hard - it breaks me. It purely breaks me.
Maybe because it's something that can't be fixed. You just learn to deal with the pain and you keep going. But there will always be things left unsaid and pain and regrets.
You can't undo them. But you can learn to not let those thing that are now past define your future.
That's what that book is about.
About how much you're willing to lost yourself before you realize there's still a whole life for you left ahead.
About how much you're willing to break before you learn how to stand again.
I don't know how I feel about the OCD thing ‘cause I'm not really aware of how this all works.
But everything else-
I think I love when characters are this humans. Full of flaws, making bad decisions, hurting people because they're hurting and that hurt just blurs everything around them.
And I love the stories of healing.
It hurts.
It hurts so much.
But how I wish I could forget this book to read it for the first time all over again.
LOTS of trigger warnings. Even I, a person who seeks heavy topics in books and series, had to put down the book a few times because it was a lot.
It probably wouldn't be has heavy depending on your own personal relationship with the topics of the book, but make sure to check the TW before giving it a try.
5 stars and almost a fave one (will have to wait a bit to know), so the TW didn't put me off.
I really, really liked the characters. Even the freakiest ones, the bad ones, the unhealthy ones, cause those ones I liked to despise them. I like the character growth of the main characters, their arc, their quirks, their failures, their doubts.
Most of them are but humans full of flaws dealing with addictions and the bad things addictions can make you do.
It wasn't a peaceful read, it wasn't easy, it doesn't depict self harm and over forms of addiction as something light or easy or without consequences - it deep dives into those consequences.
And I'm all here for it.
I love the fact that chapters were short, easy to read, from one half page to kinda ten pages at once. It seems like little diary snippets? As I've seen another review mention it.
I miiight have thought sometimes that it was a biiit too much? But overall I had a (not so great because it hurt) time reading this book and will prolly keep it close to my heart.
Oh and I got the special edition dans I LOVE the additional content here. Deleted scene, Kathleen Glasgow's process on writing this book, plus ressources to address the topics in this book with teenagers in school or stuff is reaaally great!
BREF, as we say.
Loved it.
J'ai de sincères regrets à l'idée de posséder ce tome en français et de devoir, pour le bien de ma bibliothèque, attendre la traduction du tome deux.
C'est... C'est Holly Black, quoi. C'est l'univers de Domelfe. Ce sont les personnages toujours aussi nuancés, c'est danser sur le fil du vrai, du mensonge et des non-dits, des élans sincères et des manipulations.
Toujours aucun regret d'avoir plongé dans cet univers.