
36 Books
See allLecture intéressante, mais pas captivante si l'on s'intéresse déjà à la politique et au danger de l'extrême droite. J'ai quand même appris, ou réappris, quelques éléments, comme l'accélérationnisme, dont le terme m'était sorti de la tête.
Je pense que ce livre est très bien pour quiconque a peu de culture politique, car une bonne partie des dangers de l'extrême droite y sont pointés avec rigueur. Mais cela manque de profondeur selon moi, sûrement en raison de la forme du livre, qui se veut court et inspirant.
D'ailleurs, la fin est inspirante, c'est un appel à la joie comme arme de lutte, une réhabilitation en règle de l'humour et du second degré comme sont des force qui rassemblent et permettent de dépasser l'indignation, tout en gardant la motivation et l'engouement dans la lutte.
À lire tout de même, surtout à la veille d'une élection présidentielle très risqué, ça peut inspirer et donner des billes pour convaincre ses proches.
Agréable nouvelle, on replonge dans l’univers des Furtifs, où la technologie est omniprésente. Ça donne un aperçu de ce que pourrait devenir notre rapport à la technologie, qui serait tellement présente qu’elle ferait partie de nous: personnalisée, complémentaire et indispensable à presque toutes nos actions.
La fin est optimiste. Ça questionne notre rapport à l’utilisation quotidienne de nos smartphones, ça fait combien de temps qu’on n’a pas passé une journée sans le regarder ?
« Une vie à caresser une vitre de verre »
Bref, un Damasio, c’est toujours bien :)
C'est très bien écrit, la compassion avec le condamné est total. Mais j'ai trouvé le livre un peu ennuyant quand même, on s'attend forcément à chaque étape et même si la détresse du condamné est bien retransmise et fait comprendre à quel point un condamnation à mort est d'abord une torture psychologique avant d'être une torture physique, je trouve quand que la parti argumenté en préface est bien trop succincte par rapport à l'enjeu. Les arguments sont balayé trop rapidement, je m'attendais à quelque chose de plus fort du point de vue théorique et finalement c'est vraiment le pathos du roman qui est la pierre angulaire du discours dénonçant l'inhumanité de la peine de mort. J'ai bien aimé mais je m'attendais à plus d'arguments.
Contains spoilers
J'ai plongé dans cette partie d'échecs avec une véritable aisance. Je me suis laissé transporter dans ce voyage, qui commence par être celui d'un journaliste sur un bateau, à la recherche du scoop : l'interview du meilleur joueur d'échecs.
Zweig dénonce entre les lignes l'ostracisation des élites envers les gens ordinaires, même quand ils sont extraordinaires. Mais le travail journalistique prend un tournant à la suite d'une rencontre inattendue : on se plonge totalement dans le témoignage d'un homme torturé par les nazis, qui, privé de tout, devient fou. Le hasard de l'histoire le tourne vers une obsession totale pour le jeu d'échecs, qui l'a certainement sauvé de la mort, mais l'a rendu schizophrène.
Tout le livre est une métaphore de l'état de l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est le dernier roman de Zweig, publié après son suicide, alors qu'il était las de cette guerre interminable.
C'est un très bon livre à étudier. Sa lecture fut un petit plaisir, mais je pense que, sans une analyse plus profonde, je passe un peu à côté de sa dimension politique et critique. À relire :)
L’histoire prend un tournant inattendu et le suspens est au rendez-vous. Encore un belle épisode, on navigue entre légèreté et noirceur c’est un vrai talent de l’auteur d’arrivé à garder la fraîcheur du fantastique et du rêve tout en y apportant le sérieux du tragique. Ça donne un mélange que j’apprécie particulièrement.