

(Critique suivra)
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Pièce en trois actes, 7 rôles: 4H/3F
(Lue au Café du Marché le 25 mars 2026)
Avril 1912: soirée de fête au sein de la riche famille des Birling, industriels opulents et condescendants. Le père, Arthur Birling, est fier de célébrer le mariage entre sa fille Sheila et Gerald Croft, le fils de son plus important compétiteur. Mais un mystérieux inspecteur de police s'annonce lors de cette réunion de famille afin d'annoncer aux présents qu'une jeune fille a été retrouvée morte après avoir bu un fort désinfectant: apparemment, un suicide tragique. L'inspecteur se met à interroger un par un et minutieusement tous les convives. Le passé douteux des Birling resurgit au fil de ces interrogatoires et la façade de leur vie confortable commence à se fissurer, révélant des préjugés enracinés et des secrets. Les spectateurs découvriront alors que tous les membres de cette "bonne famille" auraient eu des raisons et la possibilité de tuer la malheureuse jeune fille. La culpabilité de tout un chacun devient le ressort de cette tragi-comédie aux ficelles efficaces que l'énigmatique inspecteur se plaît à tirer.
Dans la pièce captivante de J.B. Priestley, "Un inspecteur vous demande", le spectateur est entraîné dans une exploration saisissante de la responsabilité sociale et de la responsabilité morale, dans le contexte d'une famille britannique prospère au début du XXe siècle. Alors que les personnages sont confrontés un par un aux conséquences de leurs actions, Priestley critique habilement l'égoïsme de l'individualisme et défend l'interconnexion de la société, nous poussant à réfléchir à nos propres obligations éthiques envers autrui.
"Un inspecteur vous demande" fait partie, et est probablement la plus fameuse, des pièces connues sous le nom de "Time Plays" (pièces sur le temps) de J.B. Priestley. Ces pièces, toutes écrites dans les années 1930 et 1940, sont ainsi nommées parce que chacune construit son intrigue autour d'un concept particulier du temps. Dans ces pièces, diverses théories sur le temps deviennent un élément central de la mise en scène, la vie des personnages étant influencée par leur réaction face au paysage temporel inhabituel auquel ils sont confrontés.
John Boynton (J.B.) Priestley était un dramaturge, romancier et essayiste anglais de renom, né le 13 septembre 1894 à Bradford, dans le Yorkshire. Célèbre pour son regard aigu sur la société et son exploration des thèmes moraux, Priestley a reçu des éloges pour ses œuvres qui critiquent souvent le paysage socio-politique de son époque. Sa carrière littéraire s'est étendue sur plusieurs décennies, au cours desquelles il a écrit de nombreuses pièces, dont la célèbre "Un inspecteur vous demande", jouée pour la première fois en U.R.S.S. en 1945, puis en 1946 en Grande-Bretagne, qui reflète son souci de la responsabilité sociale et de l'interconnexion des vies humaines. Ferme défenseur du socialisme, Priestley a également participé aux débats politiques, particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, utilisant son écriture pour remettre en question les normes sociétales et inspirer le changement. Son mélange unique de réalisme et d'éléments surnaturels, ainsi que ses caractérisations saisissantes, ont cimenté son héritage comme l'un des dramaturges les plus importants du XXe siècle. Priestley mourut de pneumonie le 14 août 1984, un mois avant son 90ème anniversaire, à son domicile près de Stratford-upon-Avon, où naquit quelques quatre siècles plus tôt un certain William Shakespeare.
(Fribourg, le 19 mars 2026)
(Critique suivra)
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Pièce en trois actes, 7 rôles: 4H/3F
(Lue au Café du Marché le 25 mars 2026)
Avril 1912: soirée de fête au sein de la riche famille des Birling, industriels opulents et condescendants. Le père, Arthur Birling, est fier de célébrer le mariage entre sa fille Sheila et Gerald Croft, le fils de son plus important compétiteur. Mais un mystérieux inspecteur de police s'annonce lors de cette réunion de famille afin d'annoncer aux présents qu'une jeune fille a été retrouvée morte après avoir bu un fort désinfectant: apparemment, un suicide tragique. L'inspecteur se met à interroger un par un et minutieusement tous les convives. Le passé douteux des Birling resurgit au fil de ces interrogatoires et la façade de leur vie confortable commence à se fissurer, révélant des préjugés enracinés et des secrets. Les spectateurs découvriront alors que tous les membres de cette "bonne famille" auraient eu des raisons et la possibilité de tuer la malheureuse jeune fille. La culpabilité de tout un chacun devient le ressort de cette tragi-comédie aux ficelles efficaces que l'énigmatique inspecteur se plaît à tirer.
Dans la pièce captivante de J.B. Priestley, "Un inspecteur vous demande", le spectateur est entraîné dans une exploration saisissante de la responsabilité sociale et de la responsabilité morale, dans le contexte d'une famille britannique prospère au début du XXe siècle. Alors que les personnages sont confrontés un par un aux conséquences de leurs actions, Priestley critique habilement l'égoïsme de l'individualisme et défend l'interconnexion de la société, nous poussant à réfléchir à nos propres obligations éthiques envers autrui.
"Un inspecteur vous demande" fait partie, et est probablement la plus fameuse, des pièces connues sous le nom de "Time Plays" (pièces sur le temps) de J.B. Priestley. Ces pièces, toutes écrites dans les années 1930 et 1940, sont ainsi nommées parce que chacune construit son intrigue autour d'un concept particulier du temps. Dans ces pièces, diverses théories sur le temps deviennent un élément central de la mise en scène, la vie des personnages étant influencée par leur réaction face au paysage temporel inhabituel auquel ils sont confrontés.
John Boynton (J.B.) Priestley était un dramaturge, romancier et essayiste anglais de renom, né le 13 septembre 1894 à Bradford, dans le Yorkshire. Célèbre pour son regard aigu sur la société et son exploration des thèmes moraux, Priestley a reçu des éloges pour ses œuvres qui critiquent souvent le paysage socio-politique de son époque. Sa carrière littéraire s'est étendue sur plusieurs décennies, au cours desquelles il a écrit de nombreuses pièces, dont la célèbre "Un inspecteur vous demande", jouée pour la première fois en U.R.S.S. en 1945, puis en 1946 en Grande-Bretagne, qui reflète son souci de la responsabilité sociale et de l'interconnexion des vies humaines. Ferme défenseur du socialisme, Priestley a également participé aux débats politiques, particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, utilisant son écriture pour remettre en question les normes sociétales et inspirer le changement. Son mélange unique de réalisme et d'éléments surnaturels, ainsi que ses caractérisations saisissantes, ont cimenté son héritage comme l'un des dramaturges les plus importants du XXe siècle. Priestley mourut de pneumonie le 14 août 1984, un mois avant son 90ème anniversaire, à son domicile près de Stratford-upon-Avon, où naquit quelques quatre siècles plus tôt un certain William Shakespeare.
(Fribourg, le 19 mars 2026)

Added to list🎭 Pièces en lecture, printemps 2026with 10 books.

(Critique suivra)
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Comédie en trois actes, 7 rôles: 3F/4H
(Lue au Café du Marché le 1er avril 2026)
C'est l'histoire d'Ersilia Drei qui, se sentant insignifiante, accepte, pour avoir une raison d'être, d'incarner ce que les autres ont voulu qu'elle soit.
Et... je pourrais m'arrêter là, tant cette courte phrase distille l'essentiel de cette comédie dramatique. Pour vous donner un peu plus envie de lire cette pièce, j'essaye toutefois de vous donner ci-après un petit synopsis plus traditionnel: La jeune Ersilia, gouvernante dans la famille du consul italien à Smyrne, est licenciée à la suite du décès de la petite fille dont elle avait la charge, décès dont on la juge responsable. De retour en Italie, à Rome, Ersilia se met en quête d’un homme, un ancien officier de marine qui, lors d’une rencontre à Smyrne, l’avait séduite et demandée en mariage. Elle apprend cependant qu’il est sur le point de se marier avec une autre femme. Ersilia tente alors de se suicider et, après avoir échoué, elle est sauvée par le romancier Ludovico Nota qui l’accueille chez lui. Les hommes de son passé reviendront alors demander des comptes sur les choix de vie d’Ersilia, dans un jeu de massacre inéluctable et impitoyable.
"Vêtir ceux qui sont nus" est une œuvre d’une grande force et d’une grande actualité: elle nous parle de l’importance des médias de masse, de la souffrance qui devient spectacle, du voyeurisme morbide qui infecte notre société contemporaine. Une réflexion profonde, qui passe par les habituels doutes pirandelliens (oui, en italien l'oeuvre de Pirandello a même donné naissance à un adjectif!) sur l’identité: suis-je ce que je parais être? Suis-je vraiment tel que les autres me voient ou m’imaginent? Pirandello a rédigé cette pièce en avril-mai 1922 et la première a eu lieu le 14 novembre de la même année à Rome.
Luigi Pirandello, dramaturge, poète et écrivain sicilien, est considéré comme l'un des plus grands dramaturges de langue italienne du XXᵉ siècle. Né à "Kaos" près d'Agrigente pendant une épidémie de choléra, il est issu d'une famille aisée de marchands de soufre. Son enfance est marquée par des difficultés de communication avec les adultes, surtout son père, ce qui a aiguisé ses capacités d'observation.
Je suis fils du Chaos; et non pas au sens figuré, mais bien en réalité, car je suis né dans notre campagne, près d’une forêt dense que les habitants de Girgenti [Agrigento] appellent, en dialecte, _Càvusu_, déformation dialectale du mot grec authentique et ancien "Kaos". (Luigi Pirandello, 1893, dans une lettre à son ami Pio Spezi)
Sa formation l'emmène de Palerme et Rome jusqu'à Bonn, en Allemagne, où il termine ses études de philologie romane. En 1894, il épouse Maria Antonietta Portulano dans un mariage de convenance mais qui deviendra par la suite un vrai amour. Cependant, la tragédie frappe en 1903 lorsque la mine de soufre de son père fait faillite, ruinant la famille. Quelques années plus tard, sa femme développe une schizophrénie sévère, menant à son internement en 1919 jusqu'à sa mort en 1958.
Cette souffrance personnelle influence profondément son œuvre, notamment son intérêt pour la psychanalyse freudienne. Bien que son roman "Feu Mathias Pascal" (1904) lui ait apporté un premier succès, la vraie reconnaissance arrive pour Pirandello qu'en 1922 quand il se consacre entièrement au théâtre. Le traumatisme de la Première Guerre mondiale (son fils est capturé par les Autrichiens) le pousse davantage à écrire, lui valant une renommée internationale et le Prix Nobel de littérature en 1934 "pour son renouvellement audacieux et ingénieux de l'art dramatique et théâtral". Ses œuvres sont adaptées au cinéma, même à Hollywood avec une interprétation par Greta Garbo elle-même. Fort de cette célébrité, Pirandello rencontre même Albert Einstein à Princeton en 1935; les critiques comparaient les deux hommes pour avoir exploré la relativité — Einstein en physique, Pirandello dans l'identité par la relativité du moi.
Il meurt d'une pneumonie en 1936 à 69 ans, laissant inachevée sa dernière pièce "Les Géants de la montagne". Contre les vœux du régime fasciste pour des funérailles d'État, ses dernières volontés furent respectées: char funéraire modeste, aucun cortège, crémation.
Un char de la classe la plus basse, celui des pauvres. Nu. Et que personne ne m'accompagne, ni parents ni amis. Le char, le cheval, le cocher, et c'est tout. Brûlez-moi. (Luigi Pirandello, dans son testament de 1911)
En 1947, cinq étudiants siciliens (dont le futur écrivain Andrea Camilleri) parviendront à accomplir sa toute dernière volonté et enterreront ses cendres dans le jardin de sa maison natale à Kaos.
Pirandello, devenu célèbre précisément grâce au théâtre, appelait sa dramaturgie "théâtre du miroir", car celui-ci met en scène la vie réelle, telle qu'elle est: nue et amère, dépourvue du masque de l'hypocrisie et des convenances sociales. Ainsi le spectateur est appelé à se regarder comme dans un miroir tel qu'il est réellement, et possiblement à devenir meilleur. Pirandello ira également jusqu'à explorer la métaphysique théâtrale, en particulier dans sa trilogie célèbre de sa phase "théâtre dans le théâtre": "Six Personnages en quête d'auteur", "Chacun à sa manière" et "Ce soir on improvise". Le dramaturge y abolit le quatrième mur et implique son public, qui n'est plus passif mais qui reconnaît sa propre vie dans celle que mènent les acteurs sur scène.
Vous désirez quelques notes biographiques sur moi et je me trouve extrêmement embarrassé pour vous les fournir; cela, mon cher ami, pour la simple raison que j'ai oublié de vivre, oublié au point de ne pouvoir rien dire, mais exactement rien, sur ma vie, si ce n'est peut-être que je ne la vis pas, mais que je l'écris. De sorte que si vous voulez savoir quelque chose de moi, je pourrais vous répondre: Attendez un peu, mon cher Crémieux, que je pose la question à mes personnages. Peut-être seront-ils en mesure de me donner à moi-même quelques informations à mon sujet. Mais il n'y a pas grand-chose à attendre d'eux. Ce sont presque tous des gens insociables, qui n'ont eu que peu ou point à se louer de la vie. (Luigi Pirandello, dans une lettre à son premier traducteur français, Benjamin Crémieux, vers 1928)
(Fribourg, le 29 mars 2026)
(Critique suivra)
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Comédie en trois actes, 7 rôles: 3F/4H
(Lue au Café du Marché le 1er avril 2026)
C'est l'histoire d'Ersilia Drei qui, se sentant insignifiante, accepte, pour avoir une raison d'être, d'incarner ce que les autres ont voulu qu'elle soit.
Et... je pourrais m'arrêter là, tant cette courte phrase distille l'essentiel de cette comédie dramatique. Pour vous donner un peu plus envie de lire cette pièce, j'essaye toutefois de vous donner ci-après un petit synopsis plus traditionnel: La jeune Ersilia, gouvernante dans la famille du consul italien à Smyrne, est licenciée à la suite du décès de la petite fille dont elle avait la charge, décès dont on la juge responsable. De retour en Italie, à Rome, Ersilia se met en quête d’un homme, un ancien officier de marine qui, lors d’une rencontre à Smyrne, l’avait séduite et demandée en mariage. Elle apprend cependant qu’il est sur le point de se marier avec une autre femme. Ersilia tente alors de se suicider et, après avoir échoué, elle est sauvée par le romancier Ludovico Nota qui l’accueille chez lui. Les hommes de son passé reviendront alors demander des comptes sur les choix de vie d’Ersilia, dans un jeu de massacre inéluctable et impitoyable.
"Vêtir ceux qui sont nus" est une œuvre d’une grande force et d’une grande actualité: elle nous parle de l’importance des médias de masse, de la souffrance qui devient spectacle, du voyeurisme morbide qui infecte notre société contemporaine. Une réflexion profonde, qui passe par les habituels doutes pirandelliens (oui, en italien l'oeuvre de Pirandello a même donné naissance à un adjectif!) sur l’identité: suis-je ce que je parais être? Suis-je vraiment tel que les autres me voient ou m’imaginent? Pirandello a rédigé cette pièce en avril-mai 1922 et la première a eu lieu le 14 novembre de la même année à Rome.
Luigi Pirandello, dramaturge, poète et écrivain sicilien, est considéré comme l'un des plus grands dramaturges de langue italienne du XXᵉ siècle. Né à "Kaos" près d'Agrigente pendant une épidémie de choléra, il est issu d'une famille aisée de marchands de soufre. Son enfance est marquée par des difficultés de communication avec les adultes, surtout son père, ce qui a aiguisé ses capacités d'observation.
Je suis fils du Chaos; et non pas au sens figuré, mais bien en réalité, car je suis né dans notre campagne, près d’une forêt dense que les habitants de Girgenti [Agrigento] appellent, en dialecte, _Càvusu_, déformation dialectale du mot grec authentique et ancien "Kaos". (Luigi Pirandello, 1893, dans une lettre à son ami Pio Spezi)
Sa formation l'emmène de Palerme et Rome jusqu'à Bonn, en Allemagne, où il termine ses études de philologie romane. En 1894, il épouse Maria Antonietta Portulano dans un mariage de convenance mais qui deviendra par la suite un vrai amour. Cependant, la tragédie frappe en 1903 lorsque la mine de soufre de son père fait faillite, ruinant la famille. Quelques années plus tard, sa femme développe une schizophrénie sévère, menant à son internement en 1919 jusqu'à sa mort en 1958.
Cette souffrance personnelle influence profondément son œuvre, notamment son intérêt pour la psychanalyse freudienne. Bien que son roman "Feu Mathias Pascal" (1904) lui ait apporté un premier succès, la vraie reconnaissance arrive pour Pirandello qu'en 1922 quand il se consacre entièrement au théâtre. Le traumatisme de la Première Guerre mondiale (son fils est capturé par les Autrichiens) le pousse davantage à écrire, lui valant une renommée internationale et le Prix Nobel de littérature en 1934 "pour son renouvellement audacieux et ingénieux de l'art dramatique et théâtral". Ses œuvres sont adaptées au cinéma, même à Hollywood avec une interprétation par Greta Garbo elle-même. Fort de cette célébrité, Pirandello rencontre même Albert Einstein à Princeton en 1935; les critiques comparaient les deux hommes pour avoir exploré la relativité — Einstein en physique, Pirandello dans l'identité par la relativité du moi.
Il meurt d'une pneumonie en 1936 à 69 ans, laissant inachevée sa dernière pièce "Les Géants de la montagne". Contre les vœux du régime fasciste pour des funérailles d'État, ses dernières volontés furent respectées: char funéraire modeste, aucun cortège, crémation.
Un char de la classe la plus basse, celui des pauvres. Nu. Et que personne ne m'accompagne, ni parents ni amis. Le char, le cheval, le cocher, et c'est tout. Brûlez-moi. (Luigi Pirandello, dans son testament de 1911)
En 1947, cinq étudiants siciliens (dont le futur écrivain Andrea Camilleri) parviendront à accomplir sa toute dernière volonté et enterreront ses cendres dans le jardin de sa maison natale à Kaos.
Pirandello, devenu célèbre précisément grâce au théâtre, appelait sa dramaturgie "théâtre du miroir", car celui-ci met en scène la vie réelle, telle qu'elle est: nue et amère, dépourvue du masque de l'hypocrisie et des convenances sociales. Ainsi le spectateur est appelé à se regarder comme dans un miroir tel qu'il est réellement, et possiblement à devenir meilleur. Pirandello ira également jusqu'à explorer la métaphysique théâtrale, en particulier dans sa trilogie célèbre de sa phase "théâtre dans le théâtre": "Six Personnages en quête d'auteur", "Chacun à sa manière" et "Ce soir on improvise". Le dramaturge y abolit le quatrième mur et implique son public, qui n'est plus passif mais qui reconnaît sa propre vie dans celle que mènent les acteurs sur scène.
Vous désirez quelques notes biographiques sur moi et je me trouve extrêmement embarrassé pour vous les fournir; cela, mon cher ami, pour la simple raison que j'ai oublié de vivre, oublié au point de ne pouvoir rien dire, mais exactement rien, sur ma vie, si ce n'est peut-être que je ne la vis pas, mais que je l'écris. De sorte que si vous voulez savoir quelque chose de moi, je pourrais vous répondre: Attendez un peu, mon cher Crémieux, que je pose la question à mes personnages. Peut-être seront-ils en mesure de me donner à moi-même quelques informations à mon sujet. Mais il n'y a pas grand-chose à attendre d'eux. Ce sont presque tous des gens insociables, qui n'ont eu que peu ou point à se louer de la vie. (Luigi Pirandello, dans une lettre à son premier traducteur français, Benjamin Crémieux, vers 1928)
(Fribourg, le 29 mars 2026)
Updated a reading goal:
Read 42 books in 2026
Progress so far: 25 / 42 59%

Première pièce dans le cycle de lectures du Théâtre de la Cité de Fribourg (TCF) de ce printemps 2026.
En lecture de groupe, cette pièce reste intéressante et amusante, même si elle présente quelques longueurs et lourdeurs pour nos sensibilités contemporaines, plus d'un siècle après sa création. Deux scènes en particulier mériteraient des coupes et des adaptations, afin de les alléger et de porter la durée de la pièce à une longueur plus idoine au public de nos jours.
Le personnage principal d'Isidore Lechat, par contre, reste absolument savoureux dans ses excès! Et le sujet d'un ultra-riche ne regardant à rien ni à personne dans ses affaires, écrasant tout sur son passage, est tristement d'actualité.
Adaptable pour une mise en scène en 2026? Certainement! Mais cela ne serait pas mon premier choix. À garder cependant dans un coin, au cas où...
Première pièce dans le cycle de lectures du Théâtre de la Cité de Fribourg (TCF) de ce printemps 2026.
En lecture de groupe, cette pièce reste intéressante et amusante, même si elle présente quelques longueurs et lourdeurs pour nos sensibilités contemporaines, plus d'un siècle après sa création. Deux scènes en particulier mériteraient des coupes et des adaptations, afin de les alléger et de porter la durée de la pièce à une longueur plus idoine au public de nos jours.
Le personnage principal d'Isidore Lechat, par contre, reste absolument savoureux dans ses excès! Et le sujet d'un ultra-riche ne regardant à rien ni à personne dans ses affaires, écrasant tout sur son passage, est tristement d'actualité.
Adaptable pour une mise en scène en 2026? Certainement! Mais cela ne serait pas mon premier choix. À garder cependant dans un coin, au cas où...

En lecture de groupe, cette pièce reste intéressante, même si elle présente quelques longueurs et lourdeurs pour nos sensibilités contemporaines, plus d'un siècle après sa création. Deux scènes en particulier mériteraient des coupes et des adaptations, afin de les alléger et de porter la durée de la pièce à une longueur plus idoine à nos jours.
Le personnage principal d'Isidore Lechat, par contre, reste savoureux dans ses excès! Et le sujet d'un ultra-riche ne regardant à rien ni à personne dans ses affaires, éccrasant tout sur son passage, reste tristement d'actualité.
Adaptable pour une mise en scène actuelle? Certainement! Mais cela ne serait pas mon premier choix. À garder cependant dans un coin, au cas où...
En lecture de groupe, cette pièce reste intéressante, même si elle présente quelques longueurs et lourdeurs pour nos sensibilités contemporaines, plus d'un siècle après sa création. Deux scènes en particulier mériteraient des coupes et des adaptations, afin de les alléger et de porter la durée de la pièce à une longueur plus idoine à nos jours.
Le personnage principal d'Isidore Lechat, par contre, reste savoureux dans ses excès! Et le sujet d'un ultra-riche ne regardant à rien ni à personne dans ses affaires, éccrasant tout sur son passage, reste tristement d'actualité.
Adaptable pour une mise en scène actuelle? Certainement! Mais cela ne serait pas mon premier choix. À garder cependant dans un coin, au cas où...

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