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5,930 booksWhen you think back on every book you've ever read, what are some of your favorites? These can be from any time of your life – books that resonated with you as a kid, ones that shaped your personal...
Magnifique roman, qu'on peut classer dans le genre de la science-fiction, du fantastique, ou tout simplement dans la littérature. C'est un roman et une oeuvre littéraire de très grande qualité. Le début n'est pas forcément très facile d'accès mais on se laisse ensuite porter par le vent du récit et des personnages, tous uniques, tous attachants. Je n'ai pas été surpris par la fin, ce qui n'enlève rien à sa qualité. Quel livre, vraiment.
Benoît Coquard est sociologue, son terrain d'analyse est constitué des campagnes en déclin, en particulier les cantons ruraux de la région Grand Est, dont il est lui-même originaire.
Dans ce livre qui poursuit les travaux de sa thèse de doctorat, il nous propose de plonger dans le quotidien de jeunes vingtenaires et trentenaires vivant dans ces campagnes en déclin. C'est un travail au long cours de sociologue, voire d'ethnographe.
Le titre du livre montre, en creux, l'opposition entre ceux qui restent vivre et travailler dans ces cantons ruraux et ceux qui partent, pour étudier puis travailler, vers la grande ville la plus proche ou plus loin encore. L'auteur fait partie de cette seconde catégorie, tout comme moi, c'est ce qui m'a attiré vers ce livre.
L'auteur montre parfaitement l'articulation entre le déclin économique de ces campagnes et la sociabilité qui s'y exprime autour de “clans”, de “bandes de potes” au sens desquelles la solidarité est forte mais s'arrête aux frontières du clan. La concurrence pour les rares emplois stables alimente non pas un repli sur soi, souvent décrit à tort dans les médias, mais un repli sur un clan solidaire en son sein mais en rivalité avec le reste du village, du canton, et du monde. La réputation est également une “monnaie” essentielle dans ce cadre social, puisqu'elle permet d'accéder à des emplois où la recommandation (ou le piston) est indispensable.
Politiquement, ce mode de vie et de pensée se traduit par une forte abstention ou par un vote qui tend très fortement à droite et à l'extrême-droite. L'enquête de Benoît Coquart s'est déroulée pendant de longues années et s'est achevée au moment où le mouvement des Gilets Jaunes commençait à éclore. Il a pu en observer les prémisses mais surtout en comprendre les ressorts dans ce cadre social d'habitude très rétif aux grands mouvements collectifs.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a plongé dans un milieu que je connais très mal ou que je ne connais plus vraiment. Je fais partie de ceux qui sont partis, je ne le regrette pas, mais après cette lecture je comprendrai sans doute mieux ceux qui sont restés.
Le troisième volume de Heartstopper poursuit les aventures de Charlie, Nick et leurs amis, cette fois à l’occasion d’un voyage scolaire à Paris. C’est toujours aussi mignon, touchant, avec par ailleurs un vrai regard sur des sujets parfois durs mais abordés avec délicatesse. J’aime toujours autant, et je sais déjà que je lirai avec plaisir le prochain volume quand il sortira.
Les trois premiers volumes de Heartstopper nous plongeaient dans une romance très mignonne entre deux adolescents anglais, entouré de leurs adorables amis. Ce quatrième volume poursuit sur cette lancée tout en approfondissant le propos. Autour de l'histoire d'amour toujours très mignonne entre Charlie et Nick, Alice Oseman nous propose également, et surtout, un récit sur la santé mentale, à travers les troubles du comportement alimentaire de Charlie. Nous assistons au difficile chemin emprunté par Charlie pour trouver de l'aide et essayer d'aller mieux, lentement, pas à pas. Nous suivons également Nick qui tente d'aider son petit ami mais se retrouve souvent impuissant malgré tout l'amour qu'il éprouve pour Charlie.
J'ai bien aimé le message porté par l'autrice dans ce quatrième volume : l'amour ne suffit pas à guérir face à des problèmes de santé mentale, il faut être entouré de sa famille, de ses amis, et de professionnels. C'est un long chemin semé d'embuches, pas toujours à sens unique, et qui prend du temps.
Je connaissais Geoffroy de Lagasnerie pour l'avoir déjà vu ou lu dans certains médias, mais je n'ai pas encore lu un de ses ouvrages. Je le connaissais également comme ami de Didier Eribon et d'Edouard Louis, et c'est d'ailleurs cette amitié qui sert de point de départ à son dernier livre publié [b:3: Une aspiration au dehors 122947369 3 Une aspiration au dehors Geoffroy de Lagasnerie https://i.gr-assets.com/images/S/compressed.photo.goodreads.com/books/1678266979l/122947369.SY75.jpg 144218435] dont je l'ai entendu parler dans un entretien récent sur Blast et qui m'a donné envie de découvrir enfin ses textes. Mais avant de lire son dernier ouvrage, j'ai eu envie de plonger dans celui-ci, “Sortir de notre impuissance politique”, publié en 2020 chez Fayard.Il s'agit d'un court essai sur 92 pages consacré à nos modes d'action militants et politiques. La forme peut d'abord surprendre : l'auteur présente son texte comme une sorte de conférence écrite ; concrètement, l'ouvrage se présente sous la forme de 74 points numérotés, chaque point étant composés d'un ou plusieurs paragraphes autour de la même idée. En avançant dans la lecture, on se rend pourtant compte que les points successifs regroupent des thématiques similaires et que le livre aurait pu être découpé en 4 ou 5 chapitres plus classiques.Hormis ce bémol pas très grave sur la forme, j'ai été séduit par le propos. Je ne dirais pas que j'adhère totalement à toutes les idées développées ici par Geoffroy de Lagasnerie, mais il nourrit en tout cas une réelle réflexion que je vais probablement poursuivre après cette lecture. Je pourrais recommander la lecture de ce livre à tout militant qui s'interroge sur ses modes d'action et leur efficacité, pas forcément pour prendre tout au pied de la lettre, mais pour réfléchir et ouvrir des pistes.