
J'attendais sans doute trop de ce livre, mais bien qu'il soit assez imposant et contienne plusieurs informations intéressantes il reste, à mon niveau, beaucoup trop en surface et en vulgarisation par rapport à tout ce que l'on pourrait dire à propos du Service Design. De même les études de cas sont au final assez décevantes étant fortement axées sur soit des organismes publics, soit des agences de Service Design et leurs spin off, avec deux petites exceptions mais dont on gratte à peine la surface (dont une non appliquée). Au final la trousse à outils est assez intéressante et m'a fait découvrir quelques outils que je ne connaissais pas et est donc pour moi un des gros points positif du livre. Pour toute personne n'ayant pas connaissance du Design Thinking ou du Service Design ce livre pourra servir d'introduction mais malheureusement ne va de mon point de vue pas assez loin (surtout au niveau du Service Design qu'il ne fait au final qu'effleurer).
Dévoré comme son prédécesseur, même s'il pêche par certains points en conjonctures. Reste que Homo Deus pose énormément de questions extrêmement importantes pour les défis qui s'annoncent pour l'humanité. Je l'ai trouvé par moments plus accessible que Sapiens, qu'il vient effectivement compléter à merveille. L'auteur propose plusieurs chemins possibles pour notre futur, certains posant d'énormes questionnements moraux qu'il serait bon de ne pas balayer d'un revers de main tout en restant assez critique sur certaines de nos décisions ou sur l'état de nos sociétés actuelles. Les défis qui s'annoncent seront extrêmement complexes et potentiellement mortifères pour une grande partie de l'humanité, ce livre est donc à prendre comme un message de prévention avant de s'engager dans un chemin que nous pourrions regretter.
“En ce début du XXie siècle, la politique est donc dépourvue de grandes visions. Le gouvernement est devenu une simple administration. Il gère le pays, il ne dirige plus. Il veille à ce que les enseignants soient payés à temps et que le tout-à-l'égout qui ne déborde pas, mais il n'a pas la moindre idée de la situation du pays dans vingt ans.”
The School of Life mériterait un Nobel pour le travail effectué à aider à comprendre notre monde. Ce livre ne fait pas défaut, en offrant une guidance bien méritée à nouveau sur un des grands problèmes que l'on rencontre dans notre vie. J'y ai trouvé une multitude de réponse à des questions profondes, mais il m'a aussi donné l'occasion de travailler sur d'autres questions, de chercher des réponses dans mes relations passées afin de mieux envisager le futur. J'y ai trouvé aussi énormément de réconfort quand aux échecs que l'on rencontre en chemin. Donc encore une fois, un livre de The School of Life que je recommande chaudement.
“The good news is that we likely know how to choose correctly even when we're not doing so deliberately. For humans are drawn towards those who help them grow; the message from Whyte, Schnarch and Fromm is that partner choice is the way we actively, though often unconsciously, choose to mature.”
Je vais éviter de crier victoire trop vite, ce n'est pas la première fois que je m'y prends, mais ce livre a un effet monstrueux que je n'arrive pas à décrire. J'ai écrasé ma dernière cigarette après l'avoir fumé avec un profond dégoût, je me sens tellement soulagé et libre... Bref, une petite bénédiction ce bouquin <3
Un livre extrêmement intéressant pour aider à l'évangélisation de l'expérience utilisateur dans le monde des entreprises, énormément d'idées pour aider à dépasser une mentalité classique en silos et aider à créer une vision transversale et porteuse au sein de l'entreprise. Pour n'importe qui faisant face à ce genre de défi ce livre est vraiment un must-read.
Une lecture intéressante mais moins concrète que How to Find Love, on y trouvera un peu d'aide mais beaucoup de répétitions avec d'autres livres. J'y ai moins trouvé de conseils pratiques à mettre en application même s'il apprends à intégrer plus de relativisme dans sa vie.
“Most of what we win is not quite deserved and most of what we suffer isn't either. Cancer wards are not filled with the exceptionally wicked.”
Très intéressant pour aider à mettre en place un processus clair d'expérience utilisateur et mieux se structurer, ainsi que définir exactement les déliverables à fournir pour chaque étape ce qui est assez utile dans un environnement extrêmement corporate. Rapide à lire et apporte beaucoup d'aide en quelques pages.
J'étais assez hésitant à l'idée de prendre ce livre, le titre sonnant un peu désespéré. Mais j'y ai trouvé une montagne de passages m'ouvrant les yeux sur l'intégralité de mes relations passées, sur des points que je n'avais pas relevé. Loin des dictons usuels, ce livre confronte à des interrogations profondes et ne prends pas des gants pour dire les choses en face et nous faire réaliser nos défauts et les écueils dans lesquels nous retombons sans cesse. Je pense sérieusement qu'il apportera une grande matière à réflexion à toute personne un peu perdue dans sa vie sentimentale. A lire absolument.
“We are idiots now, we have been idiots in the past, and we will be idiots again in the future - and that is OK.”
Un conseil qui trainait depuis trop longtemps dans ma pile à lire et qui n'aurait pas dû. Un très bon essai en défense de la liberté et mettant en garde contre les dangers du collectivisme et de la mutualisation, criant de vérité quand on regarde l'époque actuelle où l'on semble condamnés à reproduire les mêmes erreurs en boucle. Une très belle défense du libéralisme loin de la démonisation qu'on lui connaît actuellement et des maux dont on l'accuse, retournant au source de cette philosophie pour en démontrer l'importance vitale pour les années à venir.
“Ni les bonnes intentions ni l'efficacité de l'organisation ne peuvent conserver l'honnêteté d'un système dans lequel la liberté personnelle et la responsabilité individuelle sont détruites.”
Qu'elle a été dure cette lecture à retenir mes larmes. Je ne pensais pas que ce livre m'atteindrait autant, mais chaque page a été d'une difficulté incroyable à tourner. Le livre partage ses pages entre des bribes de la vie de Philippe Corbé venu couvrir l'événement, des jalons de l'histoire de la lutte LGBT, et surtout, surtout, les derniers instants de chacune des 49 victimes de cet attentat meurtrier d'Orlando. Peut être Anderson Cooper a-t'il raison, et que quelque chose nous unit tous, les LGBT, malgré la distance, car quand j'ai lu ces témoignages, il m'a été impossible de ne pas laisser l'émotion m'envahir. Ce livre est beau, tant en tant que témoignage qu'en tant qu'apprentissage pour nous tous. C'est un de ces livres qui redonne la fierté, la rage de se battre pour que jamais des choses comme cela ne se reproduisent, pour que l'on puisse continuer à danser, à vivre, à simplement aimer. Parce qu'on a le droit et qu'aucun obscurantiste ne devrait pouvoir nous l'ôter.
“Ils dansent, ils chantent, ils s'aiment, ils vivent pour leurs morts.”
Victoire a été une des personnes qui m'ont poussé à oser montrer ce que j'écrivais, jeme devais donc de me ruer sur son premier livre. Là où je suivais assidûment ses écrits empreints de poésie, j'ai retrouvé la même douceur entre ces pages, mais aussi l'écho de sentiments, de parcours, de difficultés tant de fois traversés. Je me suis retrouvé à noter des passages à la pelle, me retrouvant entre ces lignes, à travers cette histoire imparfaite et pourtant belle dans son imperfection. C'est donc un magnifique premier roman, une histoire humaine qui touchera ses lecteurs en plein coeur. Car c'est finalement à travers nos sentiments que l'on touche un peu l'universalité.
“Où s'en va ce que l'on ne dit pas ? Où est-ce que ça va se loger ? Est-ce que ça fait des petits, est-ce que ça fleurit, est-ce que ça pourrit ?”
Une gigantesque bouffée d'air frais tellement nécessaire à notre époque. L'injonction de Fabrice Midal à se foutre la paix et à se laisser vivre, sa présentation de la pleine présence (plus que de la pleine conscience telle que présentée actuellement), l'entièreté de ce livre est un immense remède à l'ensemble des problèmes que l'on rencontre à notre époque. Un livre vraiment salvateur qui devrait être lu par tous tellement il apporte une paix avec soi même peu commune.
Un témoignage d'adulescent, on retrace une enfance, une adolescence à la recherche de soi, à tenter de comprendre cette différence si dure à porter parfois. On ressort de ce livre avec encore plein de questions, je n'ai pour ma part été conquis qu'à moitié. Il a en tout cas le mérite d'exister et de livrer un témoignage brut du lent chemin nécessaire à s'accepter et de ses écueils.
“La vie est une coquine confuse qui se cache dans les gris”
Un nouveau Thomas Vinau est à chaque fois pour moi une occasion de me réjouir ainsi qu'un achat compulsif immédiat car je sais que je ne serai jamais déçu. Le camp des autres ne déroge pas à la règle, offrant un moment d'une rare poésie alors que l'on suit les tribulations de Gaspard à travers la forêt et ses rencontres improbables, dans ce XXe siècle naissant. Un récit empreint d'humanité, dans toute sa beauté et sa palette de comportements, de sentiments, d'amertume et de douceur. Même si je me suis un peu moins identifié au récit cette fois ci, ces quelques pages restent du bonheur à l'état brut et un très beau moment de littérature que je ne peux que recommander chaudement.
« Nous vivons à la merci de certains silences. »
Quelques pages d'une étrange mélancolie, comme un tableau évoquant des moments disparus. D'une certaine poésie aussi, on se laisse doucement porter par le récit jusqu'à sa note finale, traversant les vies de ces quelques personnages comme dans un rêve. Mais comme un rêve, ce livre ne me laissera sans doute pas une grande empreinte, juste un beau souvenir.
Une entrée fracassante directement dans mes livres les plus marquants et une grande découverte des maîtres de la philosophie asiatique. Tout comme avec le stoïcisme, j'ai retrouvé ici une philosophie applicable à la vie de tous les jours, à nos luttes, nos questionnements, une vraie béquille sur laquelle s'appuyer pour comprendre le monde qui nous entoure dans toute sa complexité. Ce livre ouvre les yeux d'une façon magistrale tout en restant extrêmement accessible et en brossant un portrait fantastique de cette philosophie peu connue dans nos contrées, et très loin de la vague new age. A lire pour toute personne en recherche de conseils ou en questionnement face à notre existence.
Plus une galerie de personnages reliés entre eux par un fil ténu qu'une véritable histoire en soit. Reste que les personnages sont intéressants, parfois un peu caricaturaux (il y a ainsi une totale dichotomie entre marginaux et travailleurs mais sans doute compréhensible à travers les yeux de Subutex) mais toujours extrêmement intéressant. L'histoire progresse par sauts, où l'on se retrouve perdus quelques lignes avant de comprendre à quel personnage l'on vient soudainement de passer, mais on finit par se passionner à tracer des liens entre toutes ces vies. Intéressant mais je reste sur ma faim, on verra ce que donneront les tomes suivants.
Gé-nial. Troisième tome de la passe miroir dévoré en l'espace de deux semaines et l'attente pour le quatrième tome va être intenable. Je n'avais pas été séduit à ce point par une saga adolescente depuis les Royaumes du Nord et consorts, c'est donc une surprise monumentale. Je n'ai pas réussi à lâcher ces livres tant j'ai été pris dans l'histoire, dans cet univers haut en couleurs débordant de surprises. Une saga YA qui mérite toutes les éloges qu'on lui porte et les éloges qu'on en fait, vraiment. Allez, je vous laisse pour aller pleurer sur le fait qu'il me faudra sans doute attendre un an et demi avant d'avoir le dernier tome de cette saga !
Une réflexion extrêmement intéressante sur notre statut social et le regard / jugement que l'on porte sur soi même et ses accomplissements. Nous faisons tous face à des moments où nous avons l'impression de ne pas valoir grand chose, d'être “moins bien” qu'autrui, ce livre aide à remettre les choses en perspective en forçant tant au questionnement intérieure qu'à la mise en perspective de ce que l'on considère comme une “vie réussie” ou être “quelqu'un de bien” à travers les âges. Énormément de sagesse qui aide à remettre ses idées en place et à recentrer de façon plus équilibrée le regard que l'on porte sur soi.
Sincèrement un des livres les plus intéressants qu'il ne m'ait jamais été donné de lire. En 500 pages, Yuval Noah Harari retrace l'intégralité de l'histoire de l'humanité, du berceau de la civilisation à nos jours, chamboulant à peu près tout ce que j'avais pu apprendre en cours d'histoire et de biologie, offrant un regard neuf et incisif sur notre Histoire et notre rapport à notre monde. Le nombre de passages que j'ai surligné dans ce livre est juste hallucinant, tout comme le branle-bas de combat qu'il a mis en 500 pages dans ma population neuronale. Je trouve que l'on devrait mettre ce livre dans les mains de tout le monde tellement il est riche d'enseignements et remet énormément de choses en perspective. Donc foncez vous le procurer et dévorez le, on en discutera avec plaisir !
3.5 je dirais plutôt mais on ne peut pas nuancer :) Un premier roman assez bien construit, décapant un peu le vernis d'une certaine scène parisienne, mais aussi des mensonges derrières lesquels on se cache. Un personnage principal d'une certaine candeur et d'une belle naïveté qui se découvre au fil des pages et de ses errances, rencontrant une galerie de personnages aussi malaisants que touchants dans leur détresse humaine. Seul un chapitre m'a laissé en interrogation totale, mais le reste se dévore à toute vitesse et contient quelques belles perles. A découvrir donc :)
Second tome dévoré tout aussi vite que le premier et je dois dire que je l'ai encore adoré. L'univers développé par Christelle Dabos est riche, intriguant, plein de surprises et j'ai réussi à être surpris du début à la fin ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Dans ce tome on s'attache encore plus à Ophélie et cette étrange société du pôle dans laquelle elle doit se fondre. Thorn quant à lui gagne en profondeur tout au long du récit tandis que l'intrigue se construit à toute vitesse. Aussi dur à lâcher que le premier, il me donne envie de me ruer immédiatement vers le troisième !