
God I shed so much tears with this book... Woaw. It's really one of the most beautiful book I've ever read. It's moving, quite deep, a bit dark (but isn't life also a bit dark ?) but also packaged with hope, dreams, ... The story is wonderful and the main character is really lovable, so are his relations with the other hospital inhabitants. Quite rare also, the main character is gay, which I think it's quite lacking nowadays, and his psychology is wonderful, a bit tormented, but really kind-hearted. Loved it !
Le livre a le mérite de faire connaitre un tout petit peu le personnage de Harvey Milk, malheureusement le style est assez déplorable et les personnages, y compris Harvey Milk, n'ont aucune profondeur, et sont tous interchangeables. Très peu de phrases marquantes, une impression de lire la synthèse du résumé d'une synthèse, assez déçu.
Chaque livre de Paul Jarvis a l'immense avantage de vous remettre sur pieds et de vous redonner confiance en vous, à travers une écriture pleine d'humours et des conseils aussi honnêtes que pertinents. Celui ci est un livre à mettre dans les mains d'absolument tous les métiers créatifs possibles, car il apporte quelques perles de sagesse bien utiles. Il se dévore rapidement, bien séquencé, mené avec beaucoup humour et d'auto-dérision. Il n'a pas la prétention de vous donner les voies du succès (qui n'existent d'ailleurs pas tant elles sont multiples), mais vous aidera à réfléchir sur votre processus et votre approche de votre art.
“You aren't a single work of art; you're a whole collection. Some pieces might flop and some might be better received. If none succeed, keep adding to the collection.”
Et voilà, premier cycle de Percy Jackson fini, j'ai passé un très bon moment, même si le tome 4 restera sans doute mon favori. La fin est géniale, épique, et vraiment assez bien construite (avec cependant quelques éléments que j'ai trouvé un peu exagérés), le livre cède aussi à un énorme cliffhanger pas du tout subtile pour lancer le nouveau cycle mais qui réussit à donner envie de continuer à suivre ces aventures. De la bonne littérature jeunesse qui a vraiment le mérite de faire découvrir toute la mythologie grecque sous un jour nouveau.
Un tome génial, extrêmement bien rythmé et carrément halétant, j'avais beaucoup de mal à le lâcher tant je voulais savoir ce qui arrivait ensuite, pour le moment mon préféré de la saga. Les nouveaux personnages gagnent en profondeur, et même si certaines intrigues sont facilement déductibles, la série ne perds pas de son charme !
Une relecture de Ragnarok, lu alors que la deuxième guerre mondiale fait rage par une jeune enfant. L'histoire de Ragnarok est conservée dans sa forme la plus pure, je n'ai par contre pas fort accroché aux passages racontant l'histoire de l'enfant, que je trouvais un peu bancals. Le récit de Ragnarok par contre reste aussi magique, intriguant et terrifiant, gardant ici sa fin originelle tout en noirceur.
“Ce qui était terrifiant, la frêle enfant le comprenait bien, c'était d'avoir des parents incapables de vous protéger. C'était une fissure dans le mur protecteur de son enfance, qu'elle croyait être très conventionnelle.”
“L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie.”
Retranscription d'une conférence extrêmement intéressante de Sartre en défense de l'existentialisme. Une très belle défense, une explication claire et précise de cette philosophie, de ses tenants et aboutissants, et des réponses à pas mal de critiques avec des arguments posés et bien construits.
Pour moi ce texte était plus précis, et plus clair dans sa description de ce mouvement que tout ce que j'ai pu lire précédement, plaçant l'être humain au coeur de cette philosophie, le rendant seul et unique responsable de ses actions, évacuant toute “morale universelle” ou principe divin.
Extrêmement intéressant et instructif, à lire donc.
“Je ne puis pas compter sur des hommes que je ne connais pas en me fondant sur la bonté humaine, ou sur l'intérêt de l'homme pour le bien de la société, étant donné que l'homme est libre, et qu'il n'y a aucune nature humaine sur laquelle je puisse faire fond.”
Quatre nouvelles de Jonathan Coe, quatre univers différents, quatre personnages...
La première s'attarde sur l'enfance, sur fond de fantômes, de souvenirs, de frissons et de peurs enfantines.
La seconde s'attache aux possibilités d'une rencontre, à ce champ de futurs que l'on imagine aux premiers instants et que l'on fera fleurir ou que l'on laissera flétrir.
La troisième évoque les amours perdus et oubliés qui resurgissent parfois de la manière la plus inattendue.
La dernière et le récit d'une obsession singulière pour un film, une réminiscence de l'enfance comme l'on peut tous en avoir, un souvenir qui fait écho tout au long de la vie.
Quatre nouvelles très bien écrites, intéressantes et riches.
“Ce que j'ai traqué est peut-être plus inaccessible encore : j'ai tenté de saisir cette impression de mystère, de sécurité, de bonheur que j'avais éprouvée à la première vision du film en ce dimanche soir où il m'avait fait oublier pendant deux heures l'angoisse de retourner à l'école le lendemain. C'est mon jeune moi que j'ai tenté de faire revivre.”
Une réflexion intéressante sur la propension à mentir dans la société actuelle. L'essai s'intéresse grandement aux “white-lies”, ces mensonges que l'on prononce tous pour éviter de blesser quelqu'un, ou cacher une situation gênante, et sur les problèmes qu'ils causent et qui pourraient être évités en décidant simplement de dire la vérité. La réflexion de base est très intéressante, le sujet est vaste et c'est le gros reproche que j'ai à formuler : l'essai est bien trop court et ne s'attarde que sur la surface du problème sans vraiment creuser en profondeur, alors qu'il y aurait grandement gagné en intérêt.
Un jeune étudiant philosophe doit veiller trois nuits durant sur la défunte fille d'un colonel que l'on dit être une sorcière... Au fur et à mesure que le temps s'écoule, les évènements se précipitent, devenant de plus en plus effroyables et terrifiants, jusqu'à ce qu'à chaque nuit retentisse le chant du coq libérateur. Prenant, pas si effrayant que ça, mais une histoire qui se dévore d'une traite.
Une histoire d'horreur et de fantômes glaçante, encore un livre dont j'ignorais l'existence et que j'ai découvert grâce au film. Une très bonne ambiance, qui s'installe de façon pernicieuse et vient tout doucement faire frisonner le lecteur, jusqu'à provoquer des sueurs froides à la lecture de ces quelques pages...
Une correspondance entre deux amis que l'océan sépare, l'un juif, l'autre allemand, à l'aube de la montée au pouvoir d'Adolf Hitler. On assiste à la lente destruction d'une amitié à travers ces quelques lettres, à cette lente montée de l'antisémitisme (peut être un poil trop rapide dans la correspondance) et aux tragédies du régime nazi. Un excellent roman, très touchant, simple mais direct.
“J'ai réussi à combler de mots l'image et le nom absents de celle qui, durant six mois, a continué de se maquiller, de vaquer à ses cours, de parler et de jouir, sans soupçonner qu'elle vivait aussi ailleurs, dans la tête et la peau d'une autre femme.”
Un texte court très juste sur la douleur qui survient après une séparation, sur cette jalousie de l'autre, de “la nouvelle”, que l'on cherche à décrypter à travers tous les mots, tous les gestes, cette “autre” qui habite peu à peu à l'intérieur de soi en dévorant tout de l'intérieur comme une sorte de ressac de la douleur. Extrêmement bien décrit dans ces quelques pages, le processus de la jalousie post-rupture et du détachement se défile au long des pages pour finir par se défaire lentement de “l'autre” et continuer sa vie.
Dernière nouvelle faisant partie du cycle “A la croisée des Mondes” qu'il me restait à lire, désormais c'est bel et bien fini. Quel bonheur de retrouver Lyra et son daemon une dernière fois dans cet univers parallèle faisant suite aux 3 tomes principaux. Une histoire courte, entrainante, mais qui n'est intéressante que parce qu'elle s'inscrit dans l'ensemble du cycle.
De l'humour pinçant en plein dedans, agissant tant en tant qu'éclairement quant au phénomène du bullshit qui se répand de plus en plus dans notre société actuelle qu'en tant que pure bullshit s'auto-démontrant. Assez pinçant, définissant la frontière très fine entre l'art de dire des conneries et le mensonge, on reste cependant un peu sur sa faim quant au contenu de l'essai en lui même.
Meilleur que le premier, et sans aucun doutes meilleur que le film, le rythme est toujours extrêmement bien construit et s'enchaine avec fluidité. La relation avec la mythologie se creuse de plus en plus et de façon extrêmement intéressante tandis que l'univers s'épaissit et prends plus de forme. Les personnages eux aussi commencent à devenir plus attachants, en acquérant plus de personnalité à travers ce tome. Un chouette livre de littérature adolescente, je suis impatient de continuer la saga ;)
Un début de saga sympathique, amusant de voir toute la mythologie grecque transposée dans notre époque (et de bonne manière encore) et de redécouvrir tous ces mythes. Pour ce premier tome les personnages sont encore légers à mon goût, mais l'intrigue est par contre elle extrêmement bien rythmée et menée. On verra ce que donne le reste ;)
J'ai retrouvé dans ce livre beaucoup d'autres, quelque chose du Cercle des Poètes disparus et du Maître des illusions, le tout accompagné, au fil d'une amitié extrêmement forte aux sentiments de rivalités assez forts... On retrouve le côté strict d'un collège américain, l'amitié forte entre ses membres, ... Le livre est intéressant, tragique aussi, se construisant lentement mais sûrement vers la fin.
Je reste souvent dubitatif avec les “classiques”, je crois que c'est un peu la même chose pour celui ci. Si j'y ai retrouvé une certaine beauté, une douceur, des sentiments intéressants, il n'a pour moi pas la même force que certains autres livres du même acabit que j'ai pu lire (comme Le Cercle des Poètes disparus par exemple). Le livre reste très bien écrit, l'histoire et les protagonistes sont intéressants, mais ce n'est pas un coup de coeur.
Un parallèle glaçant entre le monde de l'entreprise, sa gestion des ressources humaines et le travail d'éradication effectuée par le 3e Reich en 40-45. Le livre superpose habilement les langages, brouillant les pistes, menant à s'interroger sur cette fameuse “question humaine” et sur l'aliénation de l'être humain et la distanciation opérée quant aux décisions appliquées à cette question au travers d'un langage extrêmement technique révélant des similitudes effrayantes.
“It's a highly deceptive world, one that constantly asks you to comment but doesn't really care what you have to say.”
Pathétique, profondément touchant, ce livre vient vraiment de faire vibrer en un coup l'ensemble des cordes sensibles possibles qui composent ma personnalité. La narration est splendide, utilisant une sorte de narrateur omniscient, incarné par les voix de tous les homosexuels décédés du sida qui observent la nouvelle génération, ses luttes, ses victoires, ses doutes et ses interrogations, sur fond du défi un peu fou que se sont lancés ces deux garçons de battre le record du monde du plus long baiser.
J'ai mis du temps à commencer ce livre, j'avoue que je ne m'attendais pas à y retrouver une telle qualité, mais j'ai été stupéfié par la richesse et la multitude des thèmes abordés. Tout y passe avec une justesse incroyable, de la douleur du coming out, de la difficulté de s'accepter, des relations dures avec la famille ou plus faciles dans certains cas, des doutes, des peurs, des envies de mort, ... Absolument tout y est décrit avec une justesse effrayante, tellement effrayante que j'en ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux tant je me retrouvais dans certains passages.
Le livre porte une certaine tristesse, de ces générations passées qui n'ont pas eu la chance de poursuivre leurs vies, mais aussi un magnifique message d'espoir, d'aller en avant, vers un futur, d'accepter de relever ce pari. Un bouquin splendide que je conseillerais à toute personne qui se cherche encore, ou qui aimerait comprendre ce que l'on peut traverser lorsque l'on se cherche.
“You should all live to meet your future selves.”
Rien que pour le style ce roman vaut de l'or, l'écriture y est magnifique, limpide, extrêmement poétique dans les deux parties, bourrée de métaphores sur le thème amoureux et pour cela vaut le détour.
Pour le contenu, le livre livre un portrait assez rude, mais réaliste des émois adolescents, et de ces amours dévastateurs qui rasent tout sur leur passage. Globalement ce livre m'a laissé un goût aigre-doux sur le bout des doigts. Autant l'émoi et la relation peut être belle par certains passages, autant la violence profondément ancrée dans cette relation est parue à mes yeux complètement inutile, morbide, et extrêmement effrayante car n'ayant que peu de sens.
Le livre vaut cependant le détour, mais m'a personnellement interpellé, voir choqué, par plusieurs passages que je trouvais intenables.