

Première pièce dans le cycle de lectures du Théâtre de la Cité de Fribourg (TCF) de ce printemps 2026.
En lecture de groupe, cette pièce reste intéressante et amusante, même si elle présente quelques longueurs et lourdeurs pour nos sensibilités contemporaines, plus d'un siècle après sa création. Deux scènes en particulier mériteraient des coupes et des adaptations, afin de les alléger et de porter la durée de la pièce à une longueur plus idoine au public de nos jours.
Le personnage principal d'Isidore Lechat, par contre, reste absolument savoureux dans ses excès! Et le sujet d'un ultra-riche ne regardant à rien ni à personne dans ses affaires, écrasant tout sur son passage, est tristement d'actualité.
Adaptable pour une mise en scène en 2026? Certainement! Mais cela ne serait pas mon premier choix. À garder cependant dans un coin, au cas où...
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Comédie en trois actes, plus ou moins 11 rôles (il y a quelques micro-rôles, quasi de la figuration, en sus): 9H/2F mais on s'en fiche pour une lecture (ceci dit, dans ces vieilles pièces il y a pas mal de possibilités de changer le sexe des personnages: ils étaient juste "par défaut" biaisés sur les rôles masculins)
(Lue au Café du Marché le 5 mars 2026)
Homme d’affaires sans scrupule, Isidore Lechat vit avec sa femme et sa fille Germaine dans son château de Vauperdu, symbole de la domination qu’il exerce sur les êtres comme sur la nature. A la tête d’une fortune colossale, propriétaire d’un journal, il a décidé de se présenter aux élections pour devenir député et entame les manoeuvres pour arriver à ses fins. Pour agrandir sa propriété, Isidore Lechat souhaite marier sa fille Germaine au fils du marquis de Porcellet, son voisin, qu’il tient à sa merci. Parallèlement, Isidore Lechat reçoit deux ingénieurs, Gruggh et Phinck, qui tentent de l’embobiner. Mais le pouvoir écrasant d'Isidore Lechat révélera ses limites face à l'amour et à la mort. Dans un dénouement souvent qualifié de shakespearien, le père accablé et humilié, qui croyait avoir «tout perdu», ne se laissera pourtant pas faire: les affaires sont décidemment les affaires...
Pour illustrer la puissance corruptrice de l’argent, qui permet de tout acheter, Octave Mirbeau place au centre de son oeuvre un brasseur d’affaires, qui résume à lui seul tout un ordre social ne reposant que sur des vols et des meurtres dûment légalisés. Isidore Lechat brasse des millions, caresse des projets «grandioses» à l’échelle de la planète. Il est le prototype des grands prédateurs de l’avenir, qui feront feu de tout bois, diversifieront leurs affaires et cumuleront pouvoir économique, puissance médiatique et influence politique.
(Fribourg, le 26 février 2026)
Première pièce dans le cycle de lectures du Théâtre de la Cité de Fribourg (TCF) de ce printemps 2026.
En lecture de groupe, cette pièce reste intéressante et amusante, même si elle présente quelques longueurs et lourdeurs pour nos sensibilités contemporaines, plus d'un siècle après sa création. Deux scènes en particulier mériteraient des coupes et des adaptations, afin de les alléger et de porter la durée de la pièce à une longueur plus idoine au public de nos jours.
Le personnage principal d'Isidore Lechat, par contre, reste absolument savoureux dans ses excès! Et le sujet d'un ultra-riche ne regardant à rien ni à personne dans ses affaires, écrasant tout sur son passage, est tristement d'actualité.
Adaptable pour une mise en scène en 2026? Certainement! Mais cela ne serait pas mon premier choix. À garder cependant dans un coin, au cas où...
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Comédie en trois actes, plus ou moins 11 rôles (il y a quelques micro-rôles, quasi de la figuration, en sus): 9H/2F mais on s'en fiche pour une lecture (ceci dit, dans ces vieilles pièces il y a pas mal de possibilités de changer le sexe des personnages: ils étaient juste "par défaut" biaisés sur les rôles masculins)
(Lue au Café du Marché le 5 mars 2026)
Homme d’affaires sans scrupule, Isidore Lechat vit avec sa femme et sa fille Germaine dans son château de Vauperdu, symbole de la domination qu’il exerce sur les êtres comme sur la nature. A la tête d’une fortune colossale, propriétaire d’un journal, il a décidé de se présenter aux élections pour devenir député et entame les manoeuvres pour arriver à ses fins. Pour agrandir sa propriété, Isidore Lechat souhaite marier sa fille Germaine au fils du marquis de Porcellet, son voisin, qu’il tient à sa merci. Parallèlement, Isidore Lechat reçoit deux ingénieurs, Gruggh et Phinck, qui tentent de l’embobiner. Mais le pouvoir écrasant d'Isidore Lechat révélera ses limites face à l'amour et à la mort. Dans un dénouement souvent qualifié de shakespearien, le père accablé et humilié, qui croyait avoir «tout perdu», ne se laissera pourtant pas faire: les affaires sont décidemment les affaires...
Pour illustrer la puissance corruptrice de l’argent, qui permet de tout acheter, Octave Mirbeau place au centre de son oeuvre un brasseur d’affaires, qui résume à lui seul tout un ordre social ne reposant que sur des vols et des meurtres dûment légalisés. Isidore Lechat brasse des millions, caresse des projets «grandioses» à l’échelle de la planète. Il est le prototype des grands prédateurs de l’avenir, qui feront feu de tout bois, diversifieront leurs affaires et cumuleront pouvoir économique, puissance médiatique et influence politique.
(Fribourg, le 26 février 2026)