Une très bonne lecture pour rentrer dans l'univers du minimalisme et réfléchir à tout ce que l'on possède et qui souvent nous encombre. Ce livre m'a fait réenvisager beaucoup de possessions et questionner pas mal de choix, et au fur et à mesure que j'applique ses leçons j'avoue me sentir de plus en plus paisible. Kudos!

Dévoré en l'espace de deux jours, une histoire touchante emplie de moments difficiles, mais qui sont affrontés sans se voiler la face. Une histoire de solitude, de deuil, d'espoirs, de peur de soi même, de peur de l'engagement, mais aussi de harcèlement, de sentiments, ... Un beau récit adolescent teinté d'enlèvements alien.

“We remember the past, live in the present, and write the future.”

Un ensemble d'auteurs qui prennent la plume pour écrire aux jeunes adolescents qu'ils/elles ont été. Extrêmement touchant, plein d'espoir sans tomber dans la béatitude, terre à terre mais salvateur. Triste de constater que les pensées suicidaires sont malheureusement le lot quand on découvre notre différence, mais heureux de voir toutes ces figures venir redonner de l'espoir et insuffler que l'on surmonte et dompte ces pensées, allant même jusqu'à puiser en elles pour grandir. Touchant.

“Don't ever confuse “normal” with “better.””

Un livre intéressant mais portant essentiellement sur la pratique de la méditation dans la tradition bouddhiste. Le livre étant une retranscription d'enseignements oraux il se répète énormément, ce qui rends sa lecture somme toute assez difficile. De même les exercices proposés varient énormément, dans la majorité ils sont faciles à pratiquer et à retenir, quand le dernier exercice proposé s'étale soudainement sur six pages le rendant difficile à mettre en pratique. Quelques beaux passages mais pas vraiment d'une absolue nécessité, d'autres livres couvrent mieux le sujet.

“Aucune chose ne peut surgir de rien. Nous ne venons pas d'un état de « non-être » ; nous avons toujours été là, sous une forme ou une autre. Notre nature est celle de la non-naissance et de la non-mort.”

Un livre magnifique. Très dur à certains moments, extrêmement difficile ou touchant à d'autres, mais vraiment magnifique. Des personnages extrêmement attachants que l'on découvre au fur et à mesure et auxquels on s'attache très fort, quelque chose que je n'avais pas vraiment eu en YA depuis [b:Wonder 11387515 Wonder R.J. Palacio https://images.gr-assets.com/books/1309285027s/11387515.jpg 16319487].

Une réflexion éminemment intéressante sur des questions qu'il est grand temps de se poser (semaine de 15h, revenu de base universel, ouverture des frontières), posées de façon méthodique et appuyées par de sérieuses études. Un ensemble de pensées par quelqu'un qui ose rêver d'utopies et d'un monde meilleur, à une époque qui a cruellement besoin d'un avenir vers lequel regarder.

“Ideas, however outrageous, have changed the world, and they will again.”

Un retrait de six mois au fond de la Sibérie, pour se découvrir soi même, revenir à l'essence même de la vie, s'émerveiller dans un océan de solitude. Une expérience très étrange à lire, que l'on envie à moitié qu'on la craint, extrêmement enrichissante sur bien des points.

“Qu'est-ce que la société ? Le nom donné à ce faisceau de courants extérieurs qui pèsent sur le gouvernail de notre barque pour nous empêcher de la mener où bon nous semble.”

Presque 4 étoiles, presque. J'ai apprécié la lecture, mais ce n'était pas non plus le roman le plus transcendant. Mais les personnages étaient attachants, et ce côté Harry Potter rempli de pop culture était assez amusant. Cependant le livre prends énormément de temps à se mettre en place, j'ai eu du mal avec les 200 premières pages, mais une fois celles-ci passées j'ai dévoré le reste du livre. Puis je stan complètement Simon & Baz (forcément) :D Bref si vous voulez du Harry Potter un peu plus déjanté, avec un cast assez amusant, des amours passionnels et beaucoup d'humour, foncez.

Juste magnifique. Cela faisait quelques temps que je n'avais pas lu un roman d'Asimov et celui ci a touché une corde très sensible. Un questionnement profond sur ce qui fait que l'on est un être humain, sur la question humaine dans sa globalité. Un très beau moment extrêmement émouvant qui m'aura fait verser plusieurs larmes.

“La compréhension de soi-même est le commencement de la compréhension de l'univers.”

En voyant la foule de 5 étoiles accordées à ce livre par mes connaissances j'avoue que je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus marquant. Au final si la réflexion est intéressante et incite à regarder certains faits de société de manière plus approfondie (et à payer attention à ce que l'on fait corréler parfois de façon inexacte), plusieurs points m'ont dérangés dans ce livre :

- Le manque de référence hors Levitt, où je me questionne beaucoup tant sur la méthodologie que sur l'objectivité. Même si certains points sont intéressants, il devient dur de ne pas douter
- La vision anti experts. Que l'on ait du mal à croire véritablement un agent immobilier passe, que ce climat de scepticisme s'étende à tous les experts... et l'on se ramasse des antivaxxs en pagaille
- La façon dont le livre est rédigé qui tient plus d'une adoration de Levitt qu'autre chose à plusieurs niveaux. J'avais l'impression de me retrouver dans un livre d'Allen Carr dédié à l'économie par moments ou à la vie de Steven Levitt, c'était assez dérangeant (clôturer chaque chapitre par une coupure de presse à sa gloire n'est peut être pas le meilleur point).

Au final, un livre qui nous dit de nous méfier des experts... par un expert. Je m'attendais à beaucoup plus frappant, j'ai l'impression d'être sans doute passé à côté de quelque chose mais j'émets énormément de réserve et j'avoue ne pas comprendre ce que tant ont trouvé génial dans ce livre :)

Extrêmement touchant. A mes yeux le résumé du livre ne lui rends pas du tout justice et ne pousse pas à le lire alors qu'il est vraiment profondément touchant. Aza est extrêmement attachante malgré ses problèmes, ou même plutôt grâce à eux. Un livre rempli d'espoirs, de moments extrêmement doux ou au contraire emplis de réflexions profondes. Un très beau moment à nouveau avec John Green.

“Anybody can look at you. It's quite rare to find someone who sees the same world you see.”

Un livre très intéressant qui traite de la perte d'empathie dans nos sociétés, comportement qui a tendance à se répandre de plus en plus au point d'en devenir inquiétant alors que nous brisons peu à peu notre rapport à l'autre et cette capacité à le voir comme égal et à ressentir ses émotions. Une vision objective, non passéiste, des défis qui se posent et qui sont à relever si l'on veut tous pouvoir regagner un peu plus d'humanité et améliorer nos rapports inter-personnels. L'auteur s'attaque de plus aussi aux questions concernant la robotique avec des propositions extrêmement sensées et fortes.

“La culture mondialisée se joue ds frontières, et bien que certains la jugent légère et purement distractive, elle semble seule capable aujourd'hui de faire comprendre à un grand nombre de gens que nous sommes tous des parcelles d'une même humanité.”

Un témoignage qui ne fait pas de concessions, profondément marquant, un rappel nécessaire et vital pour ne pas oublier ce génocide, surtout à l'heure où la même chose semble se présager pour les kurdes dans l'indifférence générale. Une critique profonde de la société turque dans toute sa diversité, démontrant à quel point on peut internaliser certains évènements historiques que l'on nous force à ne plus regarder en face.

“C'est ainsi qu'on appelait souvent les Arméniens. C'étaient des mots effroyables, mais tout le monde s'en servait. “Je suis un rebut de l'épée, moi”, avait dit Mme Talin. J'en avais été bouleversée. Je ne parvenais pas à me débarrasser des visions de têtes coupées, de gorges tranchées, de flots de sang.”

Encore un livre de Thomas Vinau dévoré à toute vitesse. L'amour d'un père avec son fils, de nouveau ce grain de folie et cette envie de liberté dans un monde qui file à toute vitesse. Tout empreint de poésie, de douceur et d'instants volés. Décidément en passe de devenir un de mes auteurs favoris.

“— J'avais commencé pour lui.— Continue contre lui...”

Très bon livre qui repose les bases d'une interview utilisateur et remet quelques pendules à l'heure sur nos propres biais, les écueils habituels du business dans ces méthodes et comment dépasser nos assomptions. Rapide à lire et permet de se rafraichir les idées.

“When I say fish where the fish are, it is really important to remember the flip side to that statement: don't fish where the fish are not. If a method isn't working, try something new.”

Un excellent premier livre. Je ne sais pas dire si c'est la description tellement criante de vérité du Brabant Wallon (prison à ciel ouvert) ou le style tout entier qui m'a séduit, mais j'ai dévoré ces quelques pages d'une amitié toxique au possible. La narratrice ne s'absout pas d'erreurs, reconnait même ses propres défauts, mais le personnage d'Ariane est tellement haut en couleurs et démoniaque qu'on arrive à lui pardonner ses propres erreurs. La rancoeur se ressent, le temps qui passe aussi, la douleur de certains souvenirs et comme le temps en efface d'autres et déforme la mémoire. Un superbe début, bravo.

“Le temps est décidément un très petit monsieur, un être médiocre avec un tas de pellicules sur les épaulettes de son costume de supermarché. Il suffit qu'il traverse le décor pour lui ôter son éclat.”

L'art de la conversation semble s'être de plus en plus perdu, au point de mener à des livres tels que celui ci. Et pourtant même si le fait de tenir une conversation ne parait pas tellement compliqué, ce livre est rempli de sagesse et aide à comprendre comment reconstruire cet art et les mille manières de le manier et de s'améliorer. Très intéressant et rempli de clés utiles. On en discute ;) ?

“Beginning a conversation is an act of bravery.”

Gé-nial. Pas d'autre mot. Un manuel clair, détaillé pour hacker la grande entreprise et (enfin) faire avancer les choses. Des clés à mettre en place, des retours d'expérience, des outils, ... un livre vraiment plein à ras bords de choses utiles et applicables directement dans le milieu dans lequel on se trouve. Pour faire évoluer l'entreprise vers un mieux, tant du point de vue projet que du point de vue humain. Une lecture nécessaire pour tous ceux qui veulent faire changer les choses.

“On ne prépare pas le monde de demain avec les idées d'hier.”

Encore un livre où je me demande pourquoi j'ai mis autant de temps a le lire. Il m'a vraiment touché à plusieurs niveaux et énormément de passages ont résonné en moi, de façon beaucoup plus profonde que pour l'Alchimiste. Rapide et marquant, que demander de plus ?

Il y a deux ans j'avais lu la colonne de Mandy Len Catron et découvert l'expérience de Arthur Aron qui m'avait intrigué. Je l'avais même tentée avec un ex, ce qui avait mené à un moment extrêmement étrange et intéressant. Je ne cache pas que je m'interroge énormément sur ce qui rapproche deux êtres humains et sur ce qui fait apparaître (ou disparaitre) ce sentiment tellement étrange. Ce livre est une très bonne plongée dans la matière, déconstruisant beaucoup des histoires que nous nous racontons et nous mettant face à notre capacité à reconstruire la réalité. Mais il interroge de plus en profondeur ces relations humaines si particulières qui ont la capacité de nous changer et de nous toucher à des niveaux insoupçonnables. Ceci n'est pas du tout un livre de développement personnel, contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, mais plus une interrogation sur ce qu'est l'amour, ce qui fait que l'on tombe amoureux, nos échecs relationnels, mais aussi nos rêves et leurs origines. Eclairant et extrêmement objectif.

“We don't seem to mind a little mystery in the process of falling in love. In fact, I suspect we prefer it. But endings are different. When love ends, we demand an explanation, a why.”

Alors que je suis plongé en plein dans un projet de Design System, ce livre était un bon point de départ. Les idées qu'il donne font énormément dans ce sens ce genre de projet et permettent de développer de très bonnes fondations ainsi qu'une réflexion intéressante autour du projet. Il offre de plus un tour d'horizon assez intéressant, bien que trop succint à mon goût, de divers systèmes de design utilisés par des firmes de tailles différentes. Bien qu'assez intéressant il reste extrêmement théorique, ne s'attardant pas énormément aux outils. Mais il restera ainsi intemporel et une bonne référence pour ce genre de projet, les outils étant appelés à se développer et à changer profondément.

Chouette plongée dans la littérature YA avec un nouveau cycle qui promet. J'ai dévoré cette première aventure, j'ai des questions et des paysages plein la tête et j'ai trouvé les personnages extrêmement intéressants. L'histoire était pleine de rebondissements et je ne pouvais que craquer pour une histoire qui incluait des univers parallèles :D A suivre !

“to healyou have toget to the rootof the woundand kiss it all the way up”

Une belle façon de démarrer l'année en lecture avec ce nouveau livre de Rupi Kaur qui a de nouveau résonné profondément en moi. De la poésie magnifique, touchante, qui ravive des blessures pour aider à les surmonter, ramène le sourire quand elle ne fait pas réfléchir en profondeur. Des messages d'une douceur et d'une humanité splendides.

L'intelligence artificielle est un de mes sujets favoris, remplis de questions, d'interrogations, ouvrant des pans énormes du futur que pourtant nous appréhendons pas encore du tout, rejetant ce débat sur un futur hypothétique alors que les changements sont déjà en train de se produire sous nos yeux et s'accélèrent à une vitesse vertigineuse. Décrire l'apport de ce livre dans cet immense sujet est extrêmement complexe, mais je pense que Laurent Alexandre a réussi haut la main à affronter l'épineux sujet de(s) intelligence(s) artificielle(s), ce que nous pourrions retirer de cette technologie mais aussi les écueils qui se posent.

A travers cette montée de l'Intelligence Artificielle se dessine aussi une critique sans concessions de notre système éducatif trop longtemps sous perfusion à travers des méthodes inefficaces et des discussions houleuses qui n'ont au final que peu d'intérêt pour les apprenants. L'éducation de demain, et même celle d'aujourd'hui, doit être réinventée de fond en comble, s'adapter à l'élève à un niveau extrêmement profond si l'on veut pouvoir créer un avenir où nous trouverons tous et toutes une complémentarité avec l'I.A..

Malheureusement l'I.A. est un débat que notre classe politique se refuse encore à avoir, par paresse, désintérêt voir technophobie classique, alors qu'elle commence déjà à faire des ravages qui ne pourront que devenir plus profonds avec le temps. Il devient impératif de prendre ce débat à bras le corps avant que nous ne soyons totalement dépassés par les bouleversements qui s'annoncent. De même, comme Laurent Alexandre l'indique, il est plus que temps que l'Europe se donne les moyens de concurrencer les GAFAs plutôt que de continuer à geindre ou de ne faire que légiférer, si nous ne voulons pas nous retrouver citoyens de seconde zone dans un monde dominé par les GAFAS et leurs équivalents chinois. Nous ne pourrons arrêter cette vague, tout au plus pourrons nous la contenir, il est donc impératif d'avoir des hommes comment Laurent Alexandre pour porter ce débat sur le devant de la scène et provoquer les questionnements nécessaires pour repenser notre société en profondeur.

“Apprendre à coder n'est pas inutile, mais n'oubliez pas que bientôt le code sera écrit par des algorithmes : pisser du code informatique n'est pas un métier d'avenir. Il faut apprendre à décoder le monde plus qu'à coder des programmes informatiques. Vous êtes déjà des encyclopédies technologiques, tentez de devenir des “honnêtes hommes”.”

Je ne saurais résumer ce livre autrement que par “extrêmement français”. Bien qu'il présente un ensemble de faits assez intéressants et de perspectives pour l'avenir, il est empreint d'énormément de défauts : une trop grande liberté à la périphrase, un pessimisme global face à l'état du monde (sur lequel je ne suis absolument pas à l'accord et qui est démontré par une armée de statistiques), et enfin une glorification du rôle politique sans remise en question ou à peine du bout des lèvres.

Si le pouvoir grandissant des GAFA pose en effet énormément de questions, tout ce que ce livre propose au final est un interventionnisme à mes yeux démesurés de la part de l'état (mis à part l'appel à briser certains monopoles qui est très sensé), sans remettre en question le retard accumulé par rapport à la classe politique sur les dernières années. Au delà de la perte de confiance de la population, cette classe politique a aussi montré son refus d'évoluer et de considérer les enjeux du numérique, dès lors je doute de la pertinence d'attendre d'eux des sanctions autres que démesurées ou basées sur la peur (ce que proposent d'ailleurs les auteurs en appelant à interdire tout simplement énormément d'avancées technologiques sur base d'un naturalisme forcené). De même, si les auteurs s'inquiètent de la récolte des données par les GAFA et de leur utilisation, ils semblent omettre (si ce n'est en deux phrases) l'utilisation de nos données personnelles en toute opacité par les dites classes politiques et dirigeantes.

Reste que le livre aborde certaines questions qui ont leur importance et qu'il faut considérer : circulation et propriété des données personnelles, dérives de surveillances possibles, rôle de plus en plus étendu sur des secteurs trop variés des GAFA et consorts, défis posés par la digitalisation et robotisation et leurs impacts sur le marché du travail, ... Dans l'ensemble le livre n'est pas mauvais per se, il propose juste une vision avec laquelle je suis en profond désaccord.

“Dans un environnement de plus en plus sceptique vis-à-vis des classes politiques, de ces élites, elles [les entreprises technologiques] apparaissent comme étant les sauveurs d'un monde à la dérive, prêtes et capables de relever tous les défis que les gouvernements n'ont pas su, ou pu, honorer.”