
Enfin fini, et quelle torture, quelle horreur que ce livre. Bien sûr c'est un classique avec tout ce que cela comporte de jugement biaisés mais mon dieu ... Même si le style est intéressant, le contenu est à mes yeux parfaitement repoussant. J'ai eu l'impression de lire les mémoires de Marc Dutroux, à travers un personnage plaintif et larmoyant sur lequel j'étais apparemment sensé m'apitoyer. Mais on parle quand même d'un vieux pervers qui kidnappe et viole une jeune fille de douze ans ! Je ne comprends vraiment pas comment on peut apprécier cette histoire et ressentir de l'empathie pour le personnage de Humbert Humbert ou même trouver la moindre trace romanesque dans cet opus. Je le range gentiment à côté des 120 jours de Sodome, même écrin stylistiquement parfait mais au contenu immonde.
Il ne faut pas vraiment attendre plus de ce livre que ce qu'indique son titre. Car c'est bien à un véritable pedigree que se livre l'auteur, enfilant les noms et les lieux de son enfance, retraçant le parcours de ses 21 premières années et les personnages rencontrés. Si l'exercice est intéressant et bien écrit, je ne vois cependant pas vraiment ma nécessité de l'avoir publié...
Un très bon livre, extrêmement drôle, qui m'a valu plusieurs fou-rires dans mes trajets. Un personnage haut en couleurs, une sorte d'anti héros parfait que l'on ne peut quand même pas s'empêcher d'apprécier un peu. L'écriture est un peu lourde, mais l'histoire est vraiment intéressante, et a une touche d'absurde désopilante, à découvrir à l'occasion ;)
Touchante histoire d'un couple qui décide d'abandonner son ancienne vie pour retourner vivre au sein de la nature, en retrait du bruit du monde, à la découverte d'un contact perdu. Un moment doux et poétique, où l'on entend presque la forêt nous murmurer son invitation à l'oreille à travers les mots de cette auteure. Troublant, touchant, un retour à la terre poétique.
“Tu manques, si tu savais. Tu manques à chaque instant. Chaque geste est incomplet. Chaque mot prononcé rencontre un silence. Chaque lieu traversé est vide de ton corps. Chaque regard est aveugle. Chaque minute est une morsure, un regret.”
Qu'il est beau ce livre, quelle magnifique histoire d'amour, que de crampes au ventre en lisant ces moments partagés unique, cette poésie unique évoquée par Philippe Besson. Dur de lire ce livre sans être bouleversé, touché, remué, dur de ne pas laisser couler des larmes devant une telle intensité, une si magnifique pureté. Un moment d'une intensité rare et marquante.
Et si Hitler se réveillait soudainement à notre époque ? Que se passerait il ? Derrière cette idée étrange se cache une critique féroce de notre époque et de ses rouages, un tableau acidulé de notre rapport avec les médias, un miroir qui nous renvoie, à force d'humour, à nos propres démons et à ces idées rampantes que l'on retrouve de plus en plus ces derniers temps. Un livre caustique, drôle, mais interpellant.
Un beau parcours, une belle recherche, une introspection et beaucoup de questionnements sur l'amour et nos relations. Un peu dur à aborder au début, le livre devient plus aisé à lire ensuite. Certains passages m'ont touchés, certaines phrases interpellés mais j'ai eu du mal à m'attacher à l'histoire dans sa globalité. Reste quelques beaux enseignements.
La première partie ‘Portrait d' un homme invisible' est touchante et intriguante, pouvant se relier à plusieurs personnes croisées ça et là, rappelant en certains points L'étranger de Camus, le tout rattaché à un univers familial particulier pouvant expliquer beaucoup de choses. La seconde, L'invention de la solitude, m'a parue plus décousue, et si les thèmes abordés sont très intéressants et que plusieurs phrases poussent à l'introspection et à la réflexion, elle est plus difficile à aborder et à comprendre, rendant cette seconde partie plus difficile à appréhender. En filigrane de l'oeuvre se trouve une belle réflexion sur la paternité et les changements qu'elle apporte, mais aussi sur notre place en ce monde et notre volonté d'y rechercher un sens qui nous échappe. Un volume intéressant, mais assez ardu en somme.