Un roman qui se veut le récit de l'histoire de l'internet français à travers trois personnages que tout sépare mais qui deviennent amis par l'intermédiaire du web. Certains passages sont intéressants, d'autres sont caricaturaux, mais l'ensemble donne un récit plutôt éclairé sur l'évolution du web depuis une dizaine d'années.
Le deuxième roman de Clément Bénech m'a moins plu que son premier. Le narrateur part quelques mois à Berlin pour terminer sa thèse, et se retrouve pris entre sa petite amie restée à Paris et une fille excentrique rencontrée à Berlin. Pas grand chose de passionnant finalement dans ce roman, même si ça reste agréable à lire.
Un court roman sur la vie d'un homme né en Allemagne au début du XXème siècle mais qui va quitter sa famille et renier son pays natal pour s'installer en France, à une époque où les deux pays étaient des ennemis héréditaires. Une écriture simple mais l'histoire m'a bien plu. Je vais sans doute m'intéresser aux autres romans de cette auteur(e) pour découvrir la suite de son oeuvre, celui-ci étant son premier roman.
Les aventures de la Communauté de l'Anneau, désormais dissoute, se poursuit. La première partie, suivant les aventures d'Aragorn, Legolas, Gimli, Pippin et Merry m'a beaucoup plu, tandis que la seconde, avec Frodo et Sam m'a un peu plus ennuyé au début, même si la fin est plus intéressante. J'ai en tout cas toujours envie de poursuivre avec le troisième “tome”.
Il m'a fallu plusieurs tentatives à plusieurs années d'intervalle pour enfin lire en entier ce monument de la littérature dite de “fantasy”, sorte de préquelle du célèbre “Seigneur des Anneaux”. Je suis heureux d'avoir enfin trouvé le courage de le lire du début à la fin car c'est véritablement passionnant, avec un souffle épique d'un niveau rarement atteint par ailleurs.
J'ai voulu lire ce roman sans tenir compte de la réputation sulfureuse de son auteur, parce que c'est un classique de la littérature française. Je me suis ennuyé quasiment du début à la fin. Le style était sans doute novateur voire révolutionnaire pour l'époque, mais je l'ai trouvé horriblement agaçant, tout comme les personnages, pitoyables et absolument pas attachants. Comme je l'ai lu ailleurs, j'ai eu envie plusieurs fois d'hurler au “héros” de fermer sa g***** tellement il m'agaçait. Quelle déception.
J'ai acheté Un roi sans lendemain après avoir lu une critique dans le numéro spécial « rentrée littéraire » du magazine Lire. Il s'agit d'un roman de Christophe Donner consacré à la vie de Louis XVII, le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette.
L'auteur prend pour prétexte l'écriture d'un scénario de film puis d'un roman par un écrivain de notre époque pour raconter la vie et la mort de l'héritier du Trône de France pendant la Révolution. Mais, pour faire écho à une phrase qui apparait deux fois dans le roman, comment écrire un livre sur Louis XVII sans écrire un livre sur son assassin ? Cet assassin, qui n'a pas tué de ses mains mais qui aurait assassiné l'enfant grâce à son influence sur le peuple de Paris, ce serait Jacques-René Hébert, un écrivain très populaire chez les sans-culottes et auteur du Père Duchène, le journal le plus connu de la Révolution Française. Après une première partie qui raconte le début des recherches de Henri Norden, l'écrivain qui sert de prétexte à l'auteur pour la suite du récit, le roman mêle la vie de Louis XVII et de Hébert, jusqu'à leurs morts respectives.
C'est un roman captivant qui permet de découvrir une histoire méconnue. Je ne sais pas exactement quelle est la part de fiction dans le récit de Christophe Donner, mais j'ai été passionné et la lecture de ce roman m'a donné envie d'en apprendre plus sur Louis XVII. J'ai ainsi commandé un roman intitulé La chambre dans lequel Françoise Chandernagor raconte la captivité de l'enfant du Temple, ainsi que L'Affaire Louis XVII de Philippe Delorme, un historien à l'origine des recherches ADN visant à prouver que le coeur conservé depuis la fin du XVIIIème siècle est bien celui de Louis XVII. Je vais également sortir de ma pile de livres à lire le célèbre Marie-Antoinette de Stefan Zweig, qui m'attend depuis de longs mois.
Un livre atypique de Christophe Donner, et ce n'est clairement pas mon préféré de cet auteur. Dans ce livre, qu'on pourrait qualifier d'essai ou de pamphlet, Christophe Donner explique sa vision de la littérature, qu'il estime devoir être basée sur le faits et la vie de l'auteur et non sur l'imagination. C'est aussi l'occasion pour l'auteur de régler ses comptes avec certaines personnalités du monde littéraire et artistique. Au final, ce livre laisse une drôle d'impression : si la vision de Christophe Donner sur l'art et la littérature se défend et vaut autant qu'une autre, sa façon de la défendre dans cet essai m'a embêté et parfois même agacé.
Après Ainsi va le jeune loup de sang, j'ai ressorti de mes étagères un autre roman de Christophe Donner qui m'attendait depuis plusieurs années : L'empire de la morale. Sur la quatrième de couverture, on peut lire ceci :
Un jeune adolescent surdoué, habité par une hallucination qui fait de lui un handicapé de la vie auquel tout contact physique est interdit, est interné dans une institution spécialisée. Enfin libéré, il part avec son père à Saint-Tropez avant de revenir vers Paris où il s'affranchit progressivement de ses démons.
Comment le narrateur en arrive-t-il là ? Il est le fils bâtard de Freud et de Marx, de la psychanalyse et du communisme, deux fléaux incarnés par sa mère et son père.
La religion de l'Inconscient contre celle de la Révolution ont coulé dans ses veines depuis l'enfance : c'est cette double violence exercée sur lui, ce double mensonge meurtrier du siècle, qui constituent les véritables personnages du roman.
La révolte contre la tyrannie douce d'une mère psychanalyste passe par la dénonciation de l'escroquerie du freudisme ; l'apostasie de la religion du père communiste passe par le règlement de comptes avec la légende léniniste.
De sorte que l'extrême singularité du « roman familial » touche à l'universalité du roman générationnel. Roman total où l'on trouve de la drôlerie et de la sauvagerie, de la science et de l'histoire, une théorie de la morale et une certain pratique de la fiction ...
Le récit de l'enfance, de l'adolescence et des années de jeune adulte d'Emilio, un nicaraguayen ami de l'auteur, qui déroge légèrement à ses habitudes d'auto-fiction pour nous raconter cette fois-ci la vie d'un de ses amis plutôt que la sienne. J'ai découvert le Nicaragua avec ce livre, et notamment la passionnante période de la révolution après plusieurs décennies de dictature. Passionnant, autant sur les aspects humains qu'historiques.
Deux garçons tombent amoureux à l'adolescence et vivent ensemble leur premier amour, sur fond de théâtre. J'imagine que ce roman s'appuie sur des souvenirs forts et marquants de l'auteur, mais c'est malheureusement vu et revu et il n'y a pas grand chose de très original dans cette histoire. Cela reste agréable à lire, tout de même.
Un magnifique roman qui nous fait suivre le parcours, de l'adolescence à l'âge adulte, de David et Lucas, deux garçons que tout semble opposer, mais qui vont se lier de façon irrémédiable. Le jeune frère de David, Johan dit Joy, né avec une malformation au visage, joue également un rôle important dans cette histoire, et ce personnage et le thème du “monstre” tel qu'il est abordé m'ont particulièrement touché.