Un récit sympathique dans une ruche où les abeilles ouvrières commencent à revendiquer des droits et de meilleures conditions de travail face à la reine, elle-même sous la pression du propriétaire humain de la ruche. C'est un joli récit de la lutte pour le progrès social (les congés payés, l'assurance maladie, la retraite, etc.) tout en mettant en exergue les présupposés excès de certaines positions syndicales. La morale finale (le méchant mais en fait gentil propriétaire humain est obligé de vendre la ruche en Chine pour payer sa maison) m'a un peu gêné.
Un roman globalement réussi mais difficile à résumer, car le récit part un peu dans tous les sens, sur plusieurs chronologies, sur plusieurs thèmes. L'autour nous parle tout de même énormément des aristocrates russes ayant quitté la Russie après la révolution de 1917, et de leurs descendants. L'Eglise orthodoxe est également très présente dans ce roman. J'ai lu tout cela avec plaisir, même si tout ne m'a pas passionné et que la fin m'a semblé arriver très vite, comme s'il manquait un chapitre pour clore véritablement l'histoire.
Après le décevant “Comme si de rien n'était”, j'ai voulu donner une seconde chance à Marie Cardinal avec ce “roman” que l'on devine autobiographique sur une femme qui lutte contre la dépression par le biais d'une psychanalyse. C'est un roman difficile à lire, par le thème abordé mais aussi par son style, assez décousu et parfois pesant, avec des divagations dont on ne comprend le sens et l'intérêt que plusieurs pages plus loin. Malgré cette difficulté, c'est un très beau roman sur la dépression et la psychanalyse, pour peu qu'on s'intéresse à ces deux sujets.
Je suis passé complètement à côté de ce roman. Le récit se déroule entre 1989 et 1990, où des personnages variés mais tous ou plus moins unis par des liens familiaux vivent à distance la chute du Mur de Berlin, la chute de la dictature en Roumanie, la libération de Nelson Mandela, et tous les événements qui ont rempli l'actualité de l'époque. Au-delà de quelques réflexions intéressants sur le communisme et l'effondrement de l'Union Soviétique, je me suis énormément ennuyé en lisant ce roman.
Je n'aime pas rester sur une mauvaise impression d'un auteur, j'ai donc lu un deuxième roman de Maxime Collins après “Pile ou face” qui m'avait plutôt laissé indifférent. Celui-ci est un peu meilleur. Le style n'est toujours pas grandiose, mais les personnages sont plus intéressants et l'écriture plus littéraire. Sympathique.
Première déception avec ce roman d'un auteur québecois qui nous raconte la vie d'un adolescent qui découvre qu'il est à la fois attiré par les filles et les garçons. Le thème pourrait être intéressant, quoique vu et revu, mais le style est trop banal pour que le résultat soit à la hauteur des attentes.
Un roman inhabituellement long de Françoise Sagan : plus de 500 pages alors que ses romans dépassent rarement les 200 pages. Le principal effet de cette longueur est qu'elle a permis à l'auteur(e) de développer parfaitement ses personnages. Nous suivons vraiment leur vie et leurs états d'âme pour la petite dizaine de jours que dure la croisière qui sert de cadre à ce récit. Les personnages sont forts, attachants pour certains, et je les ai quitté avec nostalgie à la fin de ce voyage que fut la lecture de ce magnifique roman. Quel délicieux hasard d'avoir gardé ce roman de Françoise Sagan pour terminer ma découverte de ses oeuvres, car c'est peut-être mon préféré.
De très bonnes nouvelles de Françoise Sagan, bien meilleur que son recueil de nouvelles “Des yeux de soie” que j'avais lus auparavant. J'ai particulièrement aimé découvrir les nouvelles à l'origine de certains romans écrits par la suite par Sagan mais que j'ai lus avant, comme “Les Faux-Fuyants” ou “La laisse”.
J'ai mis du temps à entrer dans cette pièce de théâtre : le premier acte m'a semblé longuet et futil. Heureusement, le second acte est bien meilleur et m'a vraiment plu. Et puis, deux extraits que j'ai envie de retenir parce qu'ils m'ont beaucoup plu :
"On peut aussi ne ressembler ni à ce que les autres veulent, ni à ce qu'on veut soi-même""Il sait que ce qui compte, ce n'est pas ce que fait quelqu'un, c'est quelqu'un. Sa présence."
Ou comment démontrer en quelques mots la justesse de Françoise Sagan à parler du cœur et de l'esprit humain.
Ce n'est pas mon roman préféré de François Sagan, mais il se lit facilement et reste plaisant du début à la fin. A noter que le couple que forment Josée et Alan apparaissent également dans le roman “Un profil perdu”, qui se déroule après celui-ci mais que j'ai lu avant. C'était finalement assez intéressant de lire cette partie de leur histoire avant le dénouement.
J'avais un peu peur au début de ce roman de Françoise Sagan de m'ennuyer en le lisant, d'aller au bout sans passion ni grand intérêt pour l'histoire de cette femme qui se sépare de son mari jaloux et possessif grâce à l'aide d'un richissime homme d'affaires qui la prend sous son aile. Mais j'ai été finalement pris par le récit et ce portrait des mondains parisiens qui s'ennuient atrocement. Un très beau roman, finalement.
Je m'attendais à un roman gay de style “young adult” comme j'en lis quelquefois, le dernier en date était “Boy meets boy” du même auteur. Je m'attendais donc à une histoire d'amour mignonne entre deux garçons. J'ai été agréablement surpris : il y a bien sûr de bons sentiments, c'est la loi du genre, mais c'est aussi très touchant, plus que ne le sont d'habitude les romans de ce style. Sans doute grâce aux paroles des narrateurs, des garçons homosexuels morts du SIDA dans les années 80 et 90, et qui observent désormais les générations suivantes de jeunes garçons qui vivent leur homosexualité au grand jour.
Un magnifique portait à plusieurs voix de James Dean, légende du cinéma américain, avec le style toujours si délicat et naturel de Philippe Besson. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un très bon roman. Et ça m'a donné envie de revoir “La fureur de vivre” et de voir enfin “A l'est d'Eden”.