L'auteur cite Didier Eribon au début du roman, et c'est judicieux, car on retrouve dans ce livre des éléments que j'avais aimés dans “Retour à Reims” : cette honte, voire ce mépris, pour son milieu social d'origine que le narrateur veut fuir aussi vite que possible. Tout n'est pas parfait dans ce roman, mais le thème est suffisamment fort, et proche de moi, pour me faire réagir.
Les aventures de Russel Middlebrook continuent avec ce troisième volume au format un peu particulier. Cette fois, nous avons droit à un récit à deux voix : d'abord avec Russel qui nous raconte une semaine de sa vie, puis avec sa meilleure amie Min qui nous raconte la même semaine mais de son point de vue. C'est bien fait, sympathique à suivre, et toujours aussi touchant et drôle.
Quatrième et dernier volume en date des aventures de Russel Middlebrook (un cinquième volume est prévu mais pas encore sorti à ce jour), c'est aussi celui qui m'a le moins enchanté. Sans la nouveauté du premier, sans l'émotion et la profondeur du deuxième, sans l'originalité du troisième, ce quatrième volume ressemble à une caricature des précédentes histoires de Russel et de son groupe d'amis.
C'est peut-être étonnant, mais je n'avais pas encore lu ce roman semi-autobiographique de Roger Peyrefitte. J'avais vu le film du même nom, mais je n'avais pas encore lu le roman dont il avait été adapté. C'est une belle oeuvre. Quelques longueurs, parfois, lorsqu'il évoque des aspects de la religion qui me laissent indifférent mais l'ensemble est plaisante et touchant.
Voici donc le dernier livre que j'aurai commencé et terminé en 2013. Après avoir lu plusieurs fois le Seigneur des Anneaux, il était temps que je lise également le Hobbit. J'avais essayé il y a quelques années mais j'avais abandonné au début, peu enthousiasmé par le côté enfantin de ce conte. Finalement j'ai réussi cette fois à passer outre un début peu passionnant. La suite est meilleure, même si cela reste moins épique que le Seigneur des Anneaux. Et je ne suis toujours pas fan de Bilbo ...
Un bon roman qui m'a un peu rappelé l'excellent “Defending Jacob” que j'avais lu et adoré en début d'année. Le découpage en 5 parties au rythme du dîner (apéritif, entrée, plat principal, dessert, digestif) est un peu artificiel, d'autant que la partie la plus longue (“plat principal”) donne lieu à de nombreuses diggressions avec des flash-backs qui sans être inintéressants donnent l'impression d'être présents pour prolonger le suspense. Les personnages sont détestables mais on se laisse prendre au jeu par le récit.
Après “Le Place”, je continue ma découverte de l'oeuvre d'Annie Ernaux. J'ai eu un peu l'impression de relire le même livre, même si je crois que cette impression vient surtout du fait que je me suis retrouvé plusieurs fois dans les mots de l'auteure, comme lorsque j'ai lu “Le Place”. Même si elle nous parle d'une époque (les années 50) que je n'ai pas connue, Annie Ernaux nous parle aussi d'un milieu social que j'ai bien connu. Un beau livre, encore une fois.
Un enfant de 9 ans, à l'intelligence supérieure à la moyenne et à l'imagination débordante, essaye de faire le deuil de son père, mort dans les attentats du 11 Septembre. C'est un drôle de roman, un peu compliqué à suivre : ça part dans tous les sens, c'est bourré d'histoires parallèles, même on parvient à reconstituer les pièces du puzzle à la fin. C'est joli, plein de bons sentiments, parfois émouvant. Mais il m'a manqué quelque chose pour en faire un très bon roman. Peut-être parce que certains passages sont assez pénibles à lire.