Sur les conseils d'un ami qui m'avait déjà conseillé “Retour à Reims” de Didier Eribon sur un thème similaire, j'ai lu ce récit d'une enseignante issue d'un milieu modeste qui nous parle de son père, ouvrier puis petit commerçant, et de l'évolution de ses rapports avec lui au fil de son propre passage de la classe ouvrière à la classe moyenne. Contrairement à “Retour à Reims” qui est un véritable essai sociologique, passionnant mais pas toujours évident à suivre quand on ne possède pas les références adéquates, “Le Place” est un roman qui se lit facilement et traite le sujet avec délicatesse et parfois émotion. Cela m'a donné envie de découvrir d'autres oeuvres d'Annie Ernaux.

Des personnages attachants et une histoire lourde qui m'a fait penser à un épisode de “Desperate Housewives” très glauque. On ne sort pas indifférent d'une telle lecture. Le sujet est grave mais le livre est très réussi, aussi joli qu'il peut l'être avec un thème si difficile. L'un de mes romans préférés de l'année 2013, si ce n'est mon préféré.

Un récit sympathique qui sert de prétexte à une galerie de portraits : des personnages tous différents, intéressants par leur passé et leur personnalité. J'ai bien aimé cette bouffée d'air frais après l'ambiance désespérante de “Less Than Zero” de Bret Easton Ellis que j'avais lu juste avant.

Un portrait désespéré de la jeunesse dorée californienne au milieu des années 80. Il ne se passe pas grand chose dans ce roman. Le début est prenant, car original, mais on sombre peu à peu dans l'ennui. Marquant, tout de même.

Un très beau roman, passionnant. Derrière une histoire fantastique de vampire se cache une description de la fin de l'enfance, de la solitude des banlieues occidentales, de la misère sociale. Une grande claque qui a été adapté dans le très bon film “Morse”.

J'ai eu du mal à entrer dans ce roman, j'ai même failli laisser tomber après une trentaine de pages. J'ai persévéré, et j'en suis plutôt heureux car j'ai fini par me laisser entrainer par ce récit d'un triangle amoureux dans une université américaine au coeur des années 80. Dans la lignée de “Moins que zéro”, “Les lois de l'attraction” est parfois désespérant, par la vacuité de la vie des étudiants que l'on suit, mais peut-être plus intéressant que le précédent. J'ai bien aimé, finalement.

Un recueil de nouvelles policières sur le thème de la culpabilité et de l'innocence.

Des maladresses, un certain manque de finesse, mais au final un récit auquel on se laisse prendre.

La rencontre d'un jeune déserteur basque et d'un torero espagnol en pleine guerre d'Espagne, une parenthèse au coeur de la guerre. Un récit court et qui se laisse lire, sans être bouleversant.

Un roman plutôt réussi, avec un récit bien mené sur un thème délicat qui interroge sur la société et ses conventions.

Un jeune provincial, fils illégitime d'un marquis, débarque à Paris en pleine Révolution. Il assiste aux grands bouleversements de l'Histoire de France, côtoyant certains grands noms de l'époque. Cela aurait pu être un grand roman, mais cela reste trop superficiel.

Une oeuvre de Stefan Zweig typique, subtil et passionnant.

Il s'agit certainement de l'un des meilleurs romans de science-fiction que j'ai lus jusqu'à aujourd'hui. Une histoire de Premier Contact entre l'humanité et des extra-terrestres bienveillants mais dont les objectifs semblent obscurs aux habitants de la planète Terre. Bien pensé, intelligent, prenant du début à la fin.

Avec “La confusion des sentiments”, “La pitié dangereuse” est certainement mon roman préféré de Stefan Zweig. Des sentiments, au sens noble du terme. Quel talent, quelle réussite !

Un sujet délicat pour l'époque, traité magnifiquement par Stefan Zweig. Plus que la confusion, c'est la clarté des sentiments que l'auteur révèle ici avec un talent incroyable.

L'exemple-type de la nouvelle à la sauce Stefan Zweig : un récit passionnant, des personnages décrits avec finesse, et un style limpide.

Ce n'est clairement pas mon roman préféré de Philippe Besson, mais on y retrouve tout de même sa plume délicate qui sait décrire les sentiments humains.

Deux pièces de théâtre sur le thème de la mort et du deuil. La première est plutôt réussie, la seconde m'a laissé indifférent. Cela reste de toute façon difficile de lire une pièce de théâtre, rien ne remplacera jamais la représentation.

Une très bonne nouvelle de Stefan Zweig, prenante et émouvante.

Un classique du roman d'anticipation. J'ai eu du mal à le lire : le style est assez lourd, les termes pseudo-scientifiques très nombreux et même si l'idée de départ est bonne, le récit lui-même ne m'a pas passionné. Je sais que ce roman est un classique, et j'ai peur d'être passé à côté de quelque chose de grand.

Une lettre d'amour, originale et passionnante. Une lecture agréable, dans le style caractéristique et plaisant de Stefan Zweig.

Bien sûr, il ne faut pas s'attendre à un récit historique précis et totalement objectif sur Marie-Antoinette (d'Autriche) par un auteur autrichien. Mais cette biographie reste très réussie, passionnante du début à la fin malgré le parti pris à l'égard de la Reine.

Une courte nouvelle, nouvelle illustration du talent de Stefan Zweig pour dépeindre l'âme de ses personnages.

Un recueil de trois nouvelles :
- “Destruction d'un coeur” : pas mal mais un peu décevant
- “La gouvernante” : sans surprise mais agréable
- “Un jeu dangereux” : le meilleur des trois récits, à mes yeux

Un bon recueil de nouvelles, avec du bon et du très bon.
Du côté du bon : “Révélation inattendue d'un métier”, “Leporella”, “La femme et le paysage”.
Du côté du très bon : “La Peur”, “Le bouquiniste Mendel”, et “La collection invisible”