
La Chambre de Giovanni offre un magnifique triangle amoureux, écrit de façon extrêmement poétique et prenante, qui vous happe au sein de cette tempête de sentiments. Le livre joue avec la bisexualité (ou homosexualité) de son personnage principal, source de honte, d'interrogations, pêché impossible à assumer réellement, possibilité qu'il se refuse, le tout de façon magistrale. On souffre de ses interrogations, de même que pour les personnages croisés, tout en découvrant un Paris désormais disparu. A lire vraiment, un texte magnifique.
Très très chouette fin pour cette trilogie. Dynamique, haletante, extrêmement bien rythmée, très dur à lâcher à vrai dire.
Globalement concernant la série c'est une belle surprise. Il m'a fallu du temps pour la démarrer, principalement à cause des titres et couvertures qui laissaient présager un roman bon marché pour très jeunes adolescentes (disons un croisement entre Twilight et Gossip Girl). Cependant, c'est bien la preuve qu'il ne faut pas juger un livre par sa couverture, car l'histoire développée à travers ces trois tomes est extrêmement intéressante. L'univers dystopien est bien construit et repose sur des principes crédibles, les personnages sont intéressants (et on ne verse pas dans les sentiments à l'eau de rose, ce qui est très bien). Bref, une chouette série YA.
Un futur dystopique intéressant, dans la même veine que Atlas Shrugged, où tout individualisme a été effacé au profit de la seule communauté et où toute différence supérieure est pourchassée pour le bien de tous. Malheureusement le héros sonne creux, découvrant des choses beaucoup plus facilement, de manière innée à un point illogique, assez classique chez Ayn Rand mais un peu décevant. De même la fin en long monologue philosophique est un peu lourde à supporter.
Livre magnifique, extrêmement poétique et bourré d'enseignements. Une éclairicie de pensée, de réflexions, d'apprentissages à dévorer.
“Quelques-uns d'entre vous disent, « La joie est plus grande que la tristesse », et d'autres disent, « Non, c'est la tristesse qui est la plus grande ». Mais je vous dis, elles sont inséparables. Elles viennent ensemble, et quand l'une est assise seule avec vous à votre table, n'oubliez pas que l'autre est endormie sur votre lit.”
Une réflexion intéressante sur l'avenir et la place de l'enseignement dans notre société, sur sa nécessité de se personnaliser, de laisser plus de place à la personne et à ses talents, de faire sauter les clivages et aller vers un enseignement unique, unissant projet d'enseignement et de société. Réflexion intéressante qui aurait mérité cependant d'aller plus en profondeur sur certains points.
Même si le fait d'écrire un livre dans cet état relève du défi, je n'ai pas trouvé personnellement énormément d'intérêt au livre, si ce n'est une enfilade de moments sans vraiment de liens ou d'évolution. Bien sûr la condition interpelle, certains moments sont touchants, mais ce n'est pas exactement un incontournable.
“Échappons à notre propre faillite ! N'est-il pas magnifique de n'être qu'une fureur de chair, une exigence en marche ? De suivre ses élans et d'être démangé par des obsessions exorbitantes ? Je n'accepte pas que nos rêves nous filent entre les doigts et que le meilleur de la vie finisse. La fuite des années doit être abolie.”
On dirait qu'il y a un endroit où on serait pas obligés de grandir, une île perdue quelque part où on ne finirait pas adulte. On dirait qu'on pourrait s'y laisser aller à être authentique, à ne plus niveler ses sentiments, à rêver, jouer, chanter, pleurer, vivre tel que l'on est à 200%. “C'est en se moquant de l'assentiment de la réalité et des tristes usages que l'on élargit le monde.”, alors on dirait que ce livre raconterait cette peuplade magnifique réfugiée en enfance, et on dirait que ça te changerait un peu l'esprit de lire ça et de voir le monde autrement, et que ces quelques pages serait merveilleuses et salvatrices et qu'il faudrait vraiment les lire. Alors on dirait qu'il est possible d'oser ses désirs, d'enluminer son existence, et de rafler toutes les libertés, ne serait-ce le temps que de quelques pages, et qui sait, plus ?
“On devrait toujours aimer pour la première fois.”
Livre assez intéressant, mettant en avant les multiples et énormes contradictions au sein de la bible, mais aussi l'ignorance d'énormément de croyants envers leurs textes fondateurs. Le livre éclaire aussi énormément sur le rôle entre religions et guerres, mais aussi leur influence dans la vie politique actuelle. Le tout est mené de manière extrêmement objective, en se basant uniquement sur la bible, évitant l'anti-christianisme primaire. Extrêmement intéressant donc, bien qu'un peu court.